Des résultats toujours remarquables, mais menacés. Voilà comment pourrait être résumée la série de résultats semestriels des valeurs françaises du luxe. LVMH a affiché un chiffre d'affaires (à taux de change et périmètre constants) en hausse de 17%, alors qu'il augmente de 13% pour L'Oréal et des bénéfices opérationnels en hausse d'un peu plus de 13% pour les deux groupes. Encore plus notable, Hermès a vu son chiffre d'affaires s'envoler de 25% et son bénéfice opérationnel de 44%.
Des résultats mirobolants qui n'ont pourtant pas provoqué de vague ascendante sur le cours des actions. LVMH a perdu 5% le jour de son résultat le 26 juillet, pour remonter péniblement quelques jours plus tard et s'établir à 812 euros mercredi, en clôture, en perte de 0,89% sur cinq jours. Le titre de L'Oréal, de son côté, a gagné 2% le 28 juillet lors de sa publication, pour finalement s'établir à 414 euros, mercredi en hausse de 1% sur 5 jours. Même Hermès, qui a largement dépassé les attentes des analystes, a vu son cours gonfler d'à peine 1,4% le 28 juillet et affiche depuis une progression de 3,4% sur cinq jours à 1.948 euros ce mercredi.
Il va falloir faire encore mieux pour convaincre de repasser à l'achat, estiment donc les investisseurs. Ces derniers commencent à montrer des doutes face à ces valeurs très chèrement valorisées. Et pour cause, après un rallye haussier quasiment ininterrompu depuis octobre 2022, LVMH présente un ratio cours sur bénéfice (Per) de 25, quand il est de 34 pour L'Oréal et même de 51 pour Hermès contre une moyenne de 11,2 pour l'ensemble des sociétés du CAC 40 en 2022.