Enquête pour fraude fiscale aggravée : des perquisitions menées chez Lactalis
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Photo du logo du groupe lactalis au salon international de l'agriculture 2020 a paris
CHARLES PLATIAU
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Photo du logo du groupe lactalis au salon international de l'agriculture 2020 a paris
CHARLES PLATIAU
Président, Galbani, Leerdammer -, Lactalis a
reçu la visite de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale de la police judiciaire mardi, comme l'a révélé le journal Le Monde. Cette information a été confirmée par Lactalis ce mercredi.Une source proche du dossier a précisé que ces perquisitions ont visé le siège du groupe à Laval (Mayenne), ses bureaux à Paris et l'hôtel particulier de son dirigeant, Emmanuel Besnier, également situé dans la capitale.
Lactalis est depuis 2018 sous le coup d'une enquête par le parquet national financier (PNF) pour blanchiment de fraude fiscale aggravée « portant sur des suspicions de minoration de son bénéfice imposable par le groupe Lactalis », a indiqué la source judiciaire. Ces investigations ont ensuite été étendues aux chefs de fraude fiscale aggravée après la réception par le PNF, en 2019, d'un signalement de la Confédération paysanne puis, en 2022, de dénonciations fiscales obligatoires émanant de l'administration fiscale, explique cette même source.
Plus précisément, les enquêteurs s'intéressent aux années de 2009 à 2020. Pendant cette large période, le montant des droits susceptibles d'avoir été éludés est « évalué à ce stade à plusieurs centaines de millions d'euros », selon la source judiciaire.
Selon les informations du quotidien Le Monde, qui cite une source proche de l'enquête, les investigations ne « portent pas à ce stade sur la fiscalité personnelle d'Emmanuel Besnier ».
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L'industriel est par ailleurs sous le feu des critiques ces dernières semaines, alors que les agriculteurs ont exprimé leur colère et ont demandé de meilleurs revenus. Mais la source judiciaire affirme que ces deux sujets ne sont pas liés.
Pour rappel, les producteurs de lait dénoncent le prix de rachat de leur production, fixé selon eux unilatéralement par Lactalis et sans tenir compte des impératifs de la loi Egalim (négociation, prise en compte des coûts).
Une grogne exprimée dès la mi-janvier, avant même le début du mouvement social agricole en France. Des producteurs de lait avaient ainsi manifesté devant plusieurs sites du groupe, dans l'ouest de la France.
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Lactalis a lâché du lest le week-end dernier, annonçant qu'il augmentait son prix d'achat du lait de 15 euros pour janvier et février, le faisant passer de 405 à 420 euros/1.000 litres. Un niveau de prix qui reste « clairement insuffisant au regard des besoins des éleveurs », a fustigé le président de l'Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell), Yohann Serreau. « Il s'agit par ailleurs d'un des prix les moins-disant de la filière lait en France pour ce début d'année », a-t-il ajouté.
(Avec agences)
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