Marché du sucre : les prix au plus haut depuis 13 ans
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En septembre, l'indice des prix du sucre calculé par la FAO a grimpé de 9,8% sur un mois.
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En septembre, l'indice des prix du sucre calculé par la FAO a grimpé de 9,8% sur un mois.
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Nouvelle illustration de l'impact des anomalies climatiques sur le marché des denrées alimentaires de base.
Ce vendredi, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué que les prix du sucre dans le monde ont atteint en septembre leur plus haut niveau en 13 ans.
En cause, les inquiétudes du secteur sur l'impact du phénomène climatique El Niño, qui provoque notamment des sécheresses plus intenses sur certaines zones du globe comme la Thaïlande et en Inde, qui voient leurs récoltes impactées. Ces deux pays sont respectivement deuxième et troisième exportateurs de sucre mondiaux.
L'indice des prix du sucre calculé par la FAO a ainsi grimpé de 9,8% sur un mois. Sur le marché à terme de New York, le sucre a atteint son plus haut niveau depuis l'année 2011 à 27,7 centimes de dollar par livre.
L'inquiétude créée par El Niño fait craindre « un resserrement de l'offre mondiale pendant la prochaine campagne (2023-2024) », explique l'agence dans son rapport mensuel. De premières estimations laissent entrevoir une baisse de la production en Thaïlande et en Inde.
L'organisation pointe aussi du doigt la hausse récente des cours du pétrole.
Un prix élevé de l'or noir incite en effet les producteurs à transformer une partie de leur récolte en éthanol, ce qui réduit la quantité de sucre sur le marché et fait monter les cours. Afin de réduire ses émissions de CO2, l'Inde investit d'ailleurs sur ce carburant végétal. Le pays veut augmenter son volume d'
éthanol dans ses carburants de 10 % à 20 % d'ici à 2030 afin de réduire son bilan carbone.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Selon la FAO, le bond des prix du sucre a toutefois été limité par « le volume important de la récolte qui a lieu actuellement au Brésil (le premier producteur et exportateur mondial, ndlr) dans des conditions météorologiques favorables ainsi que par l'affaiblissement du réal brésilien face au dollar américain ».
La raison, selon l'agence onusienne :
la forte demande pour la récolte brésilienne, des ventes ralenties en Argentine et une hausse des prix du fret fluvial aux Etats-Unis due au bas niveau du fleuve Mississippi.
(-
0,5%) sous l'effet d'une moindre demande à l'importation. La FAO a par ailleurs relevé ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2023, à 2.819 millions de tonnes, ce qui constituerait un record.Les prévisions sur les récoltes de blé en Argentine et au Kazakhstan ont aussi été révisées à la baisse.
Du côté des prix alimentaires mondiaux dans leur ensemble, l'heure est aussi à plus de sérénité en septembre, avec un repli des prix des huiles (-3,9%), des produits laitiers (-2,3%) et de la viande (-1%), compensant la hausse des prix du sucre et du maïs, a précisé la FAO.
L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, s'affiche, à date, en baisse de 10,7% sur un an et de 24% par rapport au pic de mars 2022, juste après l'invasion russe de l'Ukraine.
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« On est rentré il y a trente ans dans un système de mondialisation globale, avec des marchés à terme à Chicago et une Organisation mondiale du commerce sanctionnant les opérateurs ne respectant pas les règles », avait expliqué à l'AFP Eric Thirouin, président de l'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB), à l'AFP.
Les céréaliers disent souffrir des cours de blé globalement en chute : en un an, le cours du blé a baissé de 410 euros la tonne à 225 euros fin mai, pendant que les charges, notamment le coût des engrais, bondissaient, selon l'AGPB. « Les cours actuels ne permettront donc pas de couvrir les coûts de production, créant un effet ciseaux potentiellement dévastateur pour de nombreuses exploitations », avait affirmé l'AGPB dans un communiqué.
(Avec AFP)
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