Malgré les craintes, les quantités, comme la qualité, sont là. Selon le bilan prévisionnel présenté le mercredi 13 septembre par FranceAgriMer, tout au long de la campagne 2023-2024, la production et les exportations de blé tendre français devraient dépasser celles de la campagne précédente. Et selon les résultats définitifs des enquêtes de qualité réalisées par le même établissement public avec l'institut technique agricole Arvalis, également publiées le 13 septembre, « les différents critères de qualité appréciés par les acheteurs sont bons », analyse Marc Zribi, chef de l'unité grains et sucre de FranceAgriMer. Au total, 60% de la collecte devrait être commercialisée dans les catégories « premium » et « supérieure ».
Ces volumes et cette qualité représentent « un atout sérieux pour continuer d'être présent à l'export », acquiesce Marc Zribi. « Et on a également un avantage de compétitivité logistique sur les destinations de proximité : les pays du Maghreb et l'Afrique subsaharienne par exemple », se réjouit l'expert.
La compétition internationale promet toutefois d'être rude les prochains mois. « La géopolitique a toujours joué un rôle majeur, mais là, elle va avoir un impact extrêmement important », estime Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé « grandes cultures » de FranceAgriMer, qui pointe ainsi « de grandes incertitudes ». Les prévisions des exportations françaises de FranceAgriMer ont d'ailleurs dû être revues à la baisse en septembre par rapport à juillet. En cause, la compétitivité du blé russe et ukrainien, explique l'établissement public.