Pepsico a annoncé investir des milliards de dollars d'ici à 2025 pour vendre des produits moins sucrés. Les Coca-Cola et autres Dr.Pepper suivent ce mouvement et se diversifient pour résister à la chute de la consommation de boissons gazeuses et anticiper les taxes lancées par les gouvernements sur les boissons sucrées.
Dans le détail, le groupe américain a promis que les deux tiers de ses boissons auront 100 calories ou moins issus de sucres ajoutées par dose équivalentes à 33 cl. Et PepsiCo compte réduire de 25% la dose de sucre de certaines de ses boissons dès 2020. Il s'engage en outre à réduire la proportion d'acides gras dans au moins trois quarts de ses snacks d'ici 2025.
Par ailleurs, outre-Atlantique, marché numéro 1 des boissons sucrées, les régulateurs commencent à agir. Dans une quarantaine de villes américaines, les restaurants devront s'acquitter d'une taxe de 0,45 euros par litre de sodas et autres boissons sucrées dès le 1er janvier 2017. Au Royaume-Uni, une taxe est prévue sur les boissons sucrées à partir d'avril 2018, pour les boissons contenant 5g ou plus par dose de 100 ml, puis une taxe plus lourde pour celles ayant 8g de sucre ou plus. Coca-Cola est potentiellement concerné par cette dernière. Les géant des boissons sucrées sont également sous pression dans les pays émergents, notamment en Inde où la lutte est menée contre le diabète et les maladies cardiovasculaires. Le gouvernement de Narendra Modi a demandé en 2014 à Pepsi de réduire le taux de sucre de ses boissons.
Les pays et institution prennent conscience que l'obésité et le diabète peuvent provoquer des effets catastrophiques pour la santé mais également pour l'économie. Une étude de Goldman Sachs estimait que les maladies liées à une surconsommation de sucre pouvaient entrainer des pertes de croissance importante en raison entre autres des coûts des soins et de la chute de la productivité.