Prix alimentaires : pas de baisse possible avant mars, selon des distributeurs
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Les prix dans l'alimentaire étaient en juillet en hausse de 12,7% comparé à un an plus tôt, selon l’Insee.
Reuters
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Les prix dans l'alimentaire étaient en juillet en hausse de 12,7% comparé à un an plus tôt, selon l’Insee.
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Faudra-t-il encore attendre plus de six mois pour voir les prix des produits alimentaires baisser dans les rayons ? Oui, à en croire les patrons de grandes surfaces. « On espère pour mars » à l'issue des prochaines négociations annuelles entre industriels et distributeurs, a déclaré le patron du groupement Intermarché Thierry Cotillard sur RTL, ce mercredi 30 août. « Le grand rendez-vous, c'est mars prochain, en attendant, on prend nos responsabilités », a abondé sur Radio Classique le président de Système U, Dominique Schelcher. Et de souligner que, d'ici-là « sur les grandes marques, rien ne va bouger ».
Chaque année, les supermarchés et leurs fournisseurs de l'agro-industrie négocient de décembre jusqu'au 1er mars les conditions de vente d'une large partie des produits vendus tout le reste de l'année en grandes surfaces. Lors du dernier épisode conclu en mars dernier, le prix moyen payé par les supermarchés aux industriels s'est apprécié de 9%. Mais le prix d'un certain nombre de matières premières a décru depuis. En conséquence, le gouvernement a appelé les différentes parties à se remettre autour de la table des négociations.
Un sujet que les patrons de la distribution comptaient aborder ce mercredi matin, lors d'une réunion prévue à Bercy avec le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire et la ministre déléguée notamment au Commerce, Olivia Grégoire. Thierry Cotillard avait ainsi indiqué avant cette entrevue vouloir demander à Bercy de « changer la loi [sur les négociations du secteur] pour permettre de négocier à la hausse ou à la baisse en fonction ».
À l'issue de cette réunion, le délégué général de la fédération patronale de la grande distribution (FCD) a fait état des discussions avec les ministres. « On a demandé à pouvoir renégocier vraiment et le plus vite possible » pour répercuter dans les rayons des supermarchés la baisse des coûts de production de nombreuses denrées, a expliqué Jacques Creyssel à l'AFP.
Dans un message à l'AFP, le directeur exécutif achat et marketing de Lidl France, Michel Biero, a estimé que la réunion avec Bercy a « été très positive et annonciatrice de mesures concrètes ».
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Reste désormais à Bruno Le Maire et Olivia Grégoire à recevoir les industriels. Cette réunion est prévue jeudi matin - les deux entrevues ayant été volontairement séparées tant l'atmosphère entre les industriels de l'alimentaire et les super (et hypermarchés) est électrique.
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Pour rappel, les prix dans l'alimentaire étaient en juillet en hausse de +12,7% comparé à un an plus tôt, selon l'Insee. C'est un peu mieux qu'en juin où ils s'affichaient en augmentation de +13,7% sur un an, mais tout de même encore très élevé. Cette réduction du niveau de l'inflation ne correspond d'ailleurs pas à une baisse des prix dans les rayons, mais à une hausse moins forte.
(Avec AFP)
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