PSA accepte de renégocier son plan social : 600 emplois assurés à Aulnay

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Au cours du comité central d'entreprise au siège de PSA, la direction du groupe a dit accepter de renégocier le volet social de son plan de restructuration. Selon des sources syndicales, le projet industriel prévoit de réserver 600 postes aux salariés de PSA sur le site d'Aulnay-sous-Bois.

Petite victoire pour les syndicats de PSA. La direction a accepté  de revoir le volet social de son plan. Selon des sources syndicales, elle a par ailleurs indiqué que 600 postes seront créés et réservés aux salariés sur le site d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis après la fermeture de l'usine grâce  l'implantation de la société ID Logistics.

Interrogé jeudi matin au micro d'Europe 1, Phillippe Varin, président du directoire de PSA, pourtant semblé fermer la porte à des renégociations. Ses propos étaient très clairs : "notre plan de redressement n'est pas remis en cause. (...) Aulnay doit fermer, 8.000 postes sont concernés" a-t-il insisté.

Tensions persistantes entre syndicats et direction

Le président du directoire avait par cependant bien précisé qu'il voulait réduire "l'impact social de ce plan, soit par des plans de reclassement interne, soit par le traitement des salariés les plus défavorisés, soit des mesures de revitalisation. Le reste se fera par des départs volontaires".

Mais les représentants syndicaux de PSA sont arrivés très remontés jeudi matin au siège du groupe où s'est ouvert à 8h00 un comité central d'entreprise extraordinaire (CCE). Ils étaient d'ailleurs très décidés à s'opposer à ce qu'ils qualifient de "passage en force" d'une question ayant trait aux mobilités internes. "Ils veulent passer en force et proposer des mobilités pour les gars d'Aulnay et Rennes, sans condition ni garantie. Ils prennent au piège et essaient de vider l'usine d'Aulnay avant même le début des PSE" (plan de sauvegarde pour l'emploi" s'était agacé Jean-Pierre Mercier, délégué central de la CGT.

Réunion à Bercy avec les syndicats

De son côté, le gouvernement exigeait que le groupe aille plus loin pour les salariés. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a demandé cette semaine une "réduction de l'impact social (qui) doit se chiffrer en centaines d'emplois préservés", d'autant plus que l'Etat va apporter une garantie de 7 milliards d'euros à la banque de PSA. Phillippe Varin et Arnaud Montebourg auront l'occasion d'en parler lors d'une réunion prévue à Bercy à 16h00, qui comprendra aussi des syndicalistes et des élus locaux.

==> L'Etat va apporter de 5 à 7 milliards de garantie à PSA Finance

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Commentaires
a écrit le 25/10/2012 à 23:29 :
Sur la photo : à gauche, montebourg, au milieu sa médiatisation, à droite, montebourg dans cinq ans ! A bon entendeur, salut !
a écrit le 25/10/2012 à 22:19 :
PSA n'a pas accepté de renégocier le plan... C'est soit ça soit pas d'aide pour PSA Finances. Une honte d'aider cette entreprise boîteuse. Moi, je ne veux pas de ça... Si on augmente les impôts pour les aider, ce n'est pas ce que je veux. Je veux bien les aider, mais en échange de mon argent, ils me donnent des actions. On sera nombreux à vouloir les aider. l'aide sans contrepartie où notre travail est toujours saccagé par des ponctions pour aider ceux qui ne savent pas travailler, ça suffit. La Bourse ne fonctionne pas comme ça !
a écrit le 25/10/2012 à 22:17 :
Mais que PSA ferme une bonne fois pour toutes et qu'on arrête de nous polluer les journaux avec ces entreprises en dite souffrance ! Parce que Varin est toujours bien payé.
Réponse de le 26/10/2012 à 6:51 :
Ouais très bonne idée ! Qu'est-ce que 100 000 chômeurs de plus (sans compter les s/traitants) ? Vous ne souhaitez pas payer pour PSA mais vous êtes prêts à payer les chômeurs. Regarder ce qu'a fait le gouvernenement US avec GM : une aide massive (plusieurs milliards de dollars).
Réponse de le 26/10/2012 à 18:00 :
Encore un égoiste qui demande la fermeture des autres entreprises, mais n'oubliez pas que la chute de l'automobile aurait d'énormes conséquences pour tous les autres domaines économiques!!
a écrit le 25/10/2012 à 15:00 :
Marqueur d'incompétence: je vous rejoins, ne jugeons pas les gens par leurs apparences. Mais regardez le chiffon autour du cou de ce "fameux" ministre...s'il apporte autant de soin à son "noeud" qu'à ses déclarations irréfléchis, nous trouvons au moins une explication.
a écrit le 25/10/2012 à 13:44 :
en bleus ou marinières , quand le bâteau coule , les palabres conduisent au naufrage ...
a écrit le 25/10/2012 à 12:40 :
PSA est condamné à moyen terme. Il n'est même pas libre de fermer ce qui doit l'être. L'Etat obtient un sursis en gaspillant des fonds publics et en condamnant la quasi-totalité des sites français, dont beaucoup ne seront pas repris par GM.
Réponse de le 25/10/2012 à 13:32 :
Grace aux syndicats PSA va supprimer encore plus de postes , voir faire faillite et tout le monde à la rue.
Réponse de le 25/10/2012 à 16:53 :
triste réalité !
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a écrit le 25/10/2012 à 12:23 :
les syndicalistes et leurs copains proches ont reussi a garder un bureau a Aulnay...pas pour produire une auto...
a écrit le 25/10/2012 à 12:10 :
Tout ce remue ménage est très préjudiciable à la notoriété de la marque. Qui aujourd'hui peut avoir confiance en achetant un véhicule de chez PSA ? En se disant peut-être que bientôt ce groupe sera absorbé par GM ? Et surtout en voyant les grèves et débrayages continuels. Les Allemands n'ont pas de souci à se faire avec une pareille concurrence. D'ailleurs BMW avait repoussé en son temps les avances du constructeur français.
Réponse de le 25/10/2012 à 19:17 :
Les consommateurs sont protégés par la loi ; par ex, les constructeurs doivent garantir la disponibilité des pièces de rechange pendant 10 ans (de mémoire) après la fin de commercialisation. Je ne vois pas pourquoi les acheteurs perdraient confiance dans la marque Peugeot ou la marque Citroën. PSA cherche à se restructurer pour redevenir une entreprise profitable et perenne. Quel est le problème puisque c'est le job d'une entreprise ? Des licenciements ? Certes, c'est tragique pour les personnes mais ce n'est pas en achetant des véhicules étrangers, de toute façon fabriqués ailleurs, que nous sauverons les sites français, bien au contraire. Pour mémoire, PSA est de loin le constructeur qui produit le plus en France. Sans parler de tous les emplois en R&D ainsi que toute la fabrication des moteurs, boites de vitesses, liaisons au sol qui sont aussi 100% France. Les véhicules PSA sont très confortables, économiques et aussi fiables que leurs concurrents directs.
Réponse de le 26/10/2012 à 13:00 :
Merci Pedro, parmi les commentaires tous moins avisés les uns que les autres, enfin un qui ressort du lot. Cette entreprise va mal aujourd'hui et a besoin de se restructurer, c'est des choses qui malheureusement arrivent dans l'industrie. Le problème, en France, c'est que l'on ne le permet pas. Ce que GM & Chrysler ont pu faire en un temps records - alors que leurs situations étaient encore plus catastrophique, PSA devra ramer pour y arriver. Néanmoins, j'ai confiance sur le fait que PSA se redressera. Laissons l'entreprise réaliser son plan de redressement, qui, selon moi, est plutôt responsable, avec des reclassements et une revitalisation du site d'Aulnay via des projets industriels. D'autres entreprises ne perdraient probablement pas autant de temps pour régler la question de leurs surcapacités (il serait intéressant de comparer comment Ford souhaite régler la fermeture de deux de ces sites).
Concernant la production en France et pour ajouter à votre propos : On parle beaucoup des usines de production/assemblage de véhicules, on oublie de parler de tout le reste : les emplois en R&D, les fonctions supports et aussi...les usines de moteurs et boites de vitesses : la plus grande usine de moteur Diesel du monde, c'est à PSA et c'est en France.

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