L'indien Ratan Tata élu "Homme de l'année automobile" pour la reprise réussie de Jaguar et Land Rover

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Ratan Tata, l'industriel indien qui vient de partir en retraite, a été élu ce mardi "Homme de l'année automobile" par un jury de journalistes spécialisés. Jaguar Land Rover a battu l'an dernier son record de ventes mondiales à 357.773 véhicules, en hausse de 30%. Plus de 8.000 emplois ont été créés.

Ratan Tata devient  l'"Homme de l'année automobile". L'homme d'affaires indien, repreneur en 2008 des prestigieuses marques anglaises Jaguar et Land Rover pour 2,3 milliards de dollars (2 milliards d'euros, a été distingué ce mardi  par un jury de journalistes français spécialisés - dont nous faisons partie - réunis autour du "Journal de l'automobile". Ratan Tata a recueilli la majorité des suffrages, devant l'industriel français Vincent Bolloré pour le service de voitures électriques "Autolib", le designer allemand Peter Schreyer qui a renouvelé le style des Kia coréennes avant d'être promu dernièrement patron du style de l'ensemble du groupe Hyundai-Kia. Ont été aussi cités l'allemand Norbert Reithoffer, président de BMW, ou le français Jacques Aschenbroich, Directeur général de l'équipementier Valeo.

Ratan Tata, aujourd'hui âgé de 75 ans, a dirigé le premier conglomérat indien de 1991 jusqu'à son départ en retraite en fin d'année dernière.  Ce descendant d'une dynastie d'industriels indiens vieille de 140 ans a fait du groupe une multinationale, dont le chiffre d'affaires a atteint les 100 milliards de dollars  (75 milliards d'euros) sur l'exercice 2011-2012. Du thé aux camions en passant par la chimie, les télécoms, l'informatique et les services financiers, Tata compte aujourd'hui une centaine de filiales et réalise près de 60% de son chiffre d'affaires à l'étranger, principalement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Parmi ses coups d'éclat: la création de la mini-voiture  "Nano" proclamée "voiture la moins chère du monde", au succès toutefois extrêmement mitigé... On peut également citer le rachat de "Tetley Tea" en 2000, un symbole pour une entreprise de l'ancien Empire britannique, puis du sidérurgiste anglo-néerlandais Corus pour plus de 13 milliards de dollars (10 milliards d'euros) en 2007. L'année suivante, Ratan Tata s'offre s'offre Jaguar et Land Rover, repris au groupe Ford. Depuis deux ans, celui qui avait multiplié par treize  le chiffre d'affaires du consortium indien préparait toutefois sa succession. C'est un autre membre du "clan", Cyrus Misty, 44 ans, qui prend la main. 

 Profits doublés

Fleuron du groupe, Jaguar Land Rover (JLR) a enregistré en 2012 des ventes mondiales record de 357.773 véhicules, en hausse de 30%, grâce notamment à une forte demande en Chine, son premier marché, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, mais aussi au succès du 4x4 compact Range Rover Evoque. JLR, qui produira aussi en Chine à partir de 2014, a fait état au troisième trimestre (le deuxième de son exercice fiscal annuel décalé qui va du 1er avril au 31 mars) d'un bénéfice avant impôts de 431 millions de livres (550 millions d'euros). Le constructeur a toutefois averti que sa marge au troisième trimestre fiscal serait "légèrement inférieure" à celle des deux précédents trimestres. En raison de la crise en Europe.

Emplois créés

Jaguar Land Rover a créé plus de 8.000 emplois au cours de ces deux dernières années. Ce chiffre comprend 1.100 nouveaux emplois sur le site de Castle Bromwich, 1.000 à l'usine de Solihull et 1.000 à Halewood. Dans le courant du premier semestre de l'exercice, Jaguar Land Rover a décidé de faire fonctionner en trois huit ses usines de Halewood et de Solihull. Une indéniable réussite.

 

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Commentaires
a écrit le 06/02/2013 à 14:25 :
Il a effectivement mieux réussi que Ford , l'ancien propriétaire.
a écrit le 05/02/2013 à 19:36 :
Carlos Ghon apparait à quelle place ?...Nissan se porte très bien . Un oubli peut ètre ?
a écrit le 05/02/2013 à 19:30 :
Un type génial qui malgré le succès vit normalement loin des cameras, du star système et des revenus délirants de nos grands patrons. Un type génial pour qui les conditions de travail de ses employés lui importent autant que les bénéfices de son gigantesque groupe. Comme quoi la qualité d'un grand patron d'industrie n'est pas proportionnelle aux stock-options, et l'humanisme encore possible. Mais Ratan Tata est parsis ceci explique peut être cela.
Réponse de le 06/02/2013 à 8:55 :
D'accord sur l'analyse, mais il ne faut pas oublier que lui et sa famille sont propriétaires de l'entreprise, contrairement aux autres chasseurs de primes qui ne pensent qu'à s'enrichir le plus vite possible avec une vision court-termiste.
Ceci explique cela.
Réponse de le 06/02/2013 à 11:35 :
d'accord avec tout!

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