Volvo : les belles suédoises regagnent un peu d'argent

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La berline compacte V40 est produite en Belgique
La berline compacte V40 est produite en Belgique (Crédits : Reuters)
Le constructeur suédois a affiché une marge de 1,5% l'an dernier. Malgré sa réputation, le suédois est bien plus petit que ses rivaux allemands.

Le constructeur automobile suédois Volvo Cars regagne de l'argent. Mais pas beaucoup. Le fabricant de Göteborg, propriété du chinois Geely depuis 2010, a dégagé l'an dernier un bénéfice net de 960 millions de couronnes (108 millions d'euros). Le résultat d'exploitation est ressorti à 1,92 milliard de couronnes (220 millions d'euros), contre seulement 66 millions en 2012.

La marge opérationnelle atteint à peine 1,5%. mais c'est déjà mieux que l'année précédente (0,1%). Le PDG Hakan Samuelsson affirme toutefois que le constructeur suédois de haut de gamme ne retombera pas dans le rouge cette année.

Petite taille mondiale

Handicapé par sa petite taille malgré la réputation de ses voitures, Volvo Cars (rien à voir depuis 1999 avec le fabricant de camions AB Volvo, totalement indépendant) s'est donc redressé... un peu. Le suédois a accru de 1,4% ses ventes l'an passé à  427.840 véhicules et parie sur une petite progression de 5% cette année.

Les Etats-Unis et la Chine demeurent ses deux premiers débouchés avec un peu plus de 61.000 ventes pour chaque. La Suède vient derrière, avec plus de 52.000 unités. Problème, à part en Suède avec 20% de pénétration, la marque ne détient que des minuscules parts de marchés (0,4% en Chine et aux Etats-Unis).

Rude concurrence

Volvo est quatre fois plus petit qu'Audi - membre par ailleurs de la famille Volkswagen -, cinq fois plus que BMW. Ses marges sont neuf fois inférieures.  Il vend en outre 100.000 voitures de moins que Lexus, label haut de gamme de Toyota qui s'appuie sur le consortium japonais. Par ailleurs, moins typé haut de gamme que le britannique Jaguar Land Rover (groupe indien Tata) qui gagne surtout de l'argent avec ses 4x4, Volvo doit compter avec sa gamme compacte V40, intrinsèquement peu rémunératrice. Mais celle-ci représente son deuxième modèle le plus vendu.

Le groupe demeure prisonnier d'économies d'échelle insuffisantes, alors même qu'il ne peut réaliser aucune synergie avec Geely, dont les voitures très bas de gamme n'ont aucun point commun avec les siennes. Et, si sa V40 conserve une base d'origine Ford (son ancien actionnaire), la marque ne peut plus compte à l'avenir sur l'américain. Volvo souffre en outre d'une production concentrée sur... la Suède et la Belgique, deux pays excentrés à coûts relativement élevés. La firme est absente industriellement outre-Atlantique, ce qui l'empêche d'y être un acteur-clé comme ses concurrents allemands.

Le constructeur cherche cependant à mieux s'implanter industriellement en Chine. Avec le soutien de Geely, il a annoncé en août dernier qu'il avait  reçu de Pékin le feu vert pour  ouvrir deux nouvelles usines en Chine. Et ce, alors qu'il vient de procéder au démarrage de la production en série de la S60L dans une première usine de son actionnaire à Chengdu.

Nouvelle gamme unique de moteurs 

Pour s'assurer des synergies suffisantes, Volvo innove cependant. Il vient de lancer ses premiers modèles dotés d'une toute nouvelle gamme de moteurs quatre cylindres - qu'il assure très sobres -,  unique à terme pour l'ensemble des véhicules de la marque et déclinée dans toutes les puissances. C'est la première fois qu'un constructeur automobile fait le pari révolutionnaire de remplir tous ses besoins avec une seule architecture de moteurs.

Cette gamme baptisée "Drive-E" couvrira des puissances de 120 à 230 chevaux en diesel, de 140 à 306 en essence ! Ces mécaniques ont été développées en interne et sont fabriquées à Skövde, en Suède. Des version hybrides rechargeables sont prévues. Volvo va en outre inaugurer une nouvelle plate-forme avec son gros "SUV", remplaçant du XC90, à la rentrée.

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Commentaires
a écrit le 28/03/2014 à 16:07 :
Je les trouvent tres belles.
Il est vrai qu'il ne peuve pas continuer tout seul.
Un groupe commun entre volvo, saab, mazda, mitsubishi, honda aurait a mon avis tout pour reussir.
Partage des plates formes et des motorisations, dit economie d'echelle, sans compter les usines.
De plus toutes les technologies et chassis y sont, suv, hybride, E85, etc…
A mon avis renault ou peugeot aurait interet a constituer un groupe aussi fort pour lutter sur tout les marches et y gagnerait en fiabilite et image.
a écrit le 23/03/2014 à 9:18 :
Et les fautes d'orthographe !
a écrit le 22/03/2014 à 14:25 :
Petit mais capable de lancer une nouvelle gamme de moteurs , c'est ce que j'appelle un exploit .
Volvo est une marque à encourager qui m'a toujours plu , c'est vraiment du sérieux avec pas mal de sensualité .
Il suffit d'admirer leur nouveau concept pour se rendre compte du travail de style réalisé .
Volvo une marque à suivre .
Réponse de le 22/03/2014 à 17:01 :
Dans les petits sans conteste innovants, les vrais innovants, volvo, mazda et subaru sont des lions...

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