Alors que GM voit ses bénéfices plonger à cause des 30 millions de véhicules rappelés, son compatriote s'en sort bien. Mieux: l'américain sort enfin du rouge en Europe. Oh, à peine, certes! Ford y a réalisé un (tout petit) profit avant impôts au deuxième trimestre de 14 millions de dollars (11 millions d'euros). Soit une marge de 0,2% (contre -4,2% un an auparavant). Si l'amélioration de la rentabilité reste à confirmer, c'est un premier pas. Et ce, alors que GM a perdu pour part 0,3 milliard de dollars au deuxième trimestre en Europe., dont 200 millions liés à des coûts de restructuration...
Sur l'ensemble du premier semestre, le résultat de Ford demeure toutefois négatif en Europe de 180 millions (140 millions d'euros) à cause des pertes du premier trimestre. Sa perte est cependant quatre fois inférieure à celle des six premiers mois de 2013. Soit une marge semestrielle de -1,1%.
Ford reste toutefois très prudent. Le groupe annonce ainsi pour le second semestre une nouvelle perte en Europe, qui sera même supérieure à celle du premier. Car le groupe s'attend à une baisse des volumes et une hausse des coûts de restructuration, ainsi qu'une augmentation des coûts de lancement liés à la commercilisation de la nouvelle grande berline Mondeo à la rentrée. La firme de Dearborn (Michigan) préfère viser une vraie profitabilité sur le Vieux continent pour 2015.
Ford, qui vient de renouveler sa gamme d'utilitaires, dont la plupart sont désormais les mêmes des deux côtés de l'Atlantique, va sortir plusieurs nouveautés en Europe. Après la Mondeo, il lancera en 2015 la sportive Mustang ainsi qu'un gros "SUV" luxueux, le Edge, tous deux importés des Etats-Unis. Il pourrait aussi lancer l'an prochain le remplaçant de son monospace S-Max, produit, lui, en Espagne - comme la Mondeo.
L'américain avait enregistré une lourde perte en Europe sur l'ensemble de l'année 2013 de 1,61 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros). Il avait affiché une marge négative de 5,8%. Le constructeur perdait alors 1.200 dollars (900 euros) par voiture en Europe, selon les calculs d'une université allemande. Ford est déficitaire depuis 2011 sur le Vieux continent.
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Le groupe, dont le PDG Alan Mulally vient de céder la place à son ex-bras droit Mark Fields, réduit sérieusement la voilure et diminue fortement son potentiel de production, en surcapacités chroniques. Il prévoit ainsi de fermer en fin d'année son vieux site belge historique de Genk, qui emploie 4.300 personnes et fabriquait jusqu'ici la gamme moyenne supérieure du constructeur sur le Vieux continent.
Par ailleurs, Ford a fermé en Grande-Bretagne l'été dernier son usine d'assemblage de Southampton (utilitaires) ainsi que des ateliers d'emboutissage du site mécanique de Dagenham. Ses immatriculations de voitures particulières dans l'Union européenne sont toutefois reparties à la hausse, grimpant de 7,2% sur le premier semestre de l'année à 498.246 unités. La part de marché est stable à 7,5%.
Au total, le groupe familial du Michigan a affiché des ventes de 3,25 millions de véhicules ddans le monde au premier semestre (3,17 millions un an auparavant), un résultat avant impôts semestriel en baisse mais honorable de 3,98 milliards de dollars (3,2 millions d'euros), contre 4,70 milliards de dollars un an avant.
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Le profit net atteint 2,3 milliards (1,8 milliard d'euros), contre 2,84 milliards de dollars précédemment. Sur les activités automobiles mondiales, la marge opérationnelle atteint 5% (contre 5,8% sur six mois 2013).
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