La semaine dernière, les constructeurs automobiles ont tous dévoilé leurs résultats avec, à chaque fois, des chiffres d'affaires en hausse. Stellantis a même enregistré la meilleure rentabilité du monde à 14%, loin devant l'américain Tesla et ses 10% et Renault a battu un record vieux de 24 ans pour sa marge opérationnelle, à plus de 7%. Même hausse du chiffre d'affaires pour les constructeurs allemands bien que le groupe Volkswagen voit son bénéfice diminuer de 3,1% lié, entre autres, aux investissements importants réalisés. Les records pleuvent, mais jusqu'à quand ? Car cette progression masque en réalité plusieurs failles, qui pourraient bien se retourner contre les constructeurs européens, et ce, dès le prochain semestre.
L'augmentation des bénéfices de tous les constructeurs automobiles s'explique en premier lieu par les hausses de prix des véhicules effectuées ces dernières années pour amortir l'inflation. En outre, avec les pénuries de voitures liées à la crise des semi-conducteurs des années précédentes, l'offre était inférieure à la demande ce qui faisait pencher la balance du côté des constructeurs. Sauf que, ces derniers temps, la demande s'essouffle, surtout chez les particuliers. Les constructeurs accumulent les stocks, et cela coûte cher. Le prix des matières premières tend également à diminuer. Résultat de l'opération : certains constructeurs commencent à questionner le coût des voitures.