Les trimestres passent, et les records pleuvent pour Stellantis. Ce mercredi, le constructeur franco-italo-américain, né de la fusion entre PSA et FCA, a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 98,4 milliards d'euros en hausse de 12%. C'est plus que ce à quoi s'attendaient plusieurs analystes interrogés par Reuters qui tablaient sur un chiffre d'affaires de 96,8 milliards d'euros et un bénéfice opérationnel ajusté de 12,1 milliards. Ce dernier s'est élevé à 14,1 milliards (+11%) sur les six premiers mois de l'année. Quant au bénéfice net, il est de 10,9 milliards, en hausse de 37% par rapport à l'année dernière.
De son côté, Carlos Tavares, le directeur général du groupe, s'est dit « très heureux » de ces résultats en hausse lors d'une allocution aux médias après la présentation des résultats semestriels, assurant « qu'il faut attendre de voir les derniers résultats, mais qu'à première vue, Stellantis affiche la meilleure rentabilité au monde ce premier semestre ». En revanche, la marge opérationnelle ajustée du groupe s'est tassée à 14,4%, contre 14,5% un an plus tôt et le groupe a vu sa part de marché baisser de 1,3 % aux États-Unis, à 10 %, et de 2,2 % en Europe, à 19 % malgré une hausse des ventes dans ces deux régions.
Au premier trimestre 2023, déjà, Stellantis affichait un chiffre d'affaires en hausse de 14% par rapport à la même période l'année précédente et ce, grâce aux ventes de voitures électriques dont les nouvelles immatriculations avaient, elles aussi, grimpé de 14% et avaient connu un bond de 58% en Europe en un an. Le plan de redressement de l'entreprise présenté en mars 2022 par Carlos Tavares semble porter ses fruits.