Innover pour sortir du lot. Jeudi dernier, l'entreprise Verkor a inauguré son centre d'innovation à Grenoble. Celui-ci accueillera une ligne pilote pour la production de batteries électriques, ainsi qu'un complexe de Recherche et développement, afin de trouver de nouvelles chimies de batteries.
Parmi les innombrables projets autour des batteries électriques en France, dont les quatre gigafactories du Nord, l'innovation joue un rôle clé. Elle constitue le premier facteur de compétitivité, face à la Chine. En effet, si la France parvient à dénicher une batterie aux propriétés intéressantes, fabriquée avec moins de métaux critiques, alors elle pourrait s'imposer dans le secteur très concurrentiel de l'automobile. Une course contre la montre est désormais lancée face à la Chine - disposant de 20 ans d'avance sur le sujet - et les Etats-Unis - avec son Inflation Reduction Act (IRA) qui attire les investisseurs et les projets.
A l'heure actuelle, les gigafactories du Nord de la France, dont celle d'ACC qui a commencé à produire en mai dernier, fabriqueront des batteries lithium-ion de type nickel-manganèse-cobalt (NMC). Ces dernières sont, pour l'instant, la technologie de batterie la mieux maîtrisée au monde. Néanmoins, les mines de cobalt ou encore de manganèse, principalement localisées en Afrique et détenues par la Chine, posent des questions d'éthique sur le travail des ouvriers et de dépendance forte de la France et de l'Europe à l'Empire du Milieu.