La voiture électrique use les pneus trop vite, les fabricants se frottent les mains
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Michelin
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C'est une mauvaise surprise. Alors que la voiture électrique porte la promesse de frais de maintenance moindres, leurs propriétaires s'aperçoivent que d'autres frais apparaissent. D'après une étude conduite par Opteven, une société d'assurance spécialisée dans les services à la mobilité, il ressort qu'en dehors de la révision constructeur, le changement de pneu est le premier motif d'intervention de maintenance.
D'après l'étude, l'assistance est davantage sollicitée sur la question des pneus (+5 points par rapport aux véhicules thermiques). En outre, un tiers des propriétaires de voiture électrique ont recours à une intervention sur leurs pneus dans les 18 mois suivant leur acquisition. Ils sont même 17% à devoir les changer. Sur les pneus de voitures thermiques, le changement intervient en moyenne au bout de trois ans (à raison d'un kilométrage annuel moyen de 12.000 km).
Le problème c'est que changer des pneus revient cher. Jusqu'à plusieurs centaines d'euros par pneu, sans compter la main-d'œuvre. Au final, seuls 45% des sondés de l'étude estiment que la voiture électrique est moins chère à l'entretien. Ils sont même seulement 37% des acheteurs de voitures électriques d'occasion.
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Les pneumaticiens estiment que l'usure d'un pneu classique par une voiture électrique est 20% plus rapide. Le poids des batteries rend ces véhicules plus lourds, mais il faut aussi compter sur un couple d'accélération plus important. Le couple est également beaucoup plus fort en décélération puisque les voitures électriques récupèrent de l'énergie.
En revanche, si le pneu devient le premier motif d'intervention, c'est aussi parce que d'autres postes de maintenance disparaissent (toute la chaîne de traction et ses équipements).