Démission chez Uber d'un haut responsable du programme voiture autonome

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Le 12 avril -la semaine dernière!- c'était la directrice de la communication, Rachel Whetstone qui jetait l'éponge sans un mot d'explication; en mars, c'était Jeff Jones, le tout nouveau responsable de la stratégie de partage (arrivé en septembre 2016). Aujourd'hui, Uber Technologies a annoncé que Sherif Marakby, son vice-président chargé des programmes de véhicules au niveau mondial avait quitté l'entreprise.
Le groupe n'a pas expliqué les raisons de ce départ. Le dirigeant en question est resté lui aussi bouche cousue sur le sujet. Il s'agit pourtant du départ d'un rouage important dans la mécanique surpuissante du VTCiste dont le développement mondial fulgurant n'a d'égal que la capitalisation stratosphérique à 70 milliards de dollars. Venu de Ford il y a un an, Sherif Marakby a notamment contribué au lancement et au développement du programme de véhicule autonome. Dans un communiqué, il déclarait d'ailleurs à ce propos:
Et pourtant, Travis Kalanick, fondateur d'Uber, mise beaucoup sur ce programme de voiture autonome : grâce à l'avènement des robots-taxis, le parc automobile en circulation dans les villes pourrait être réduit d'environ 50%, libérant jusqu'à 40% de l'espace de stationnement. L'idée est d'utiliser moins de véhicules mais à temps plein (un véhicule passe plus de 90% de son temps au garage) et ainsi de changer l'équation économique en terme d'amortissement.
Le groupe a connu plusieurs revers ces dernières semaines, dont des accusations de harcèlement sexuel par une ancienne salariée, ou encore une vidéo montrant le directeur général, Travis Kalanick, en train d'admonester un chauffeur Uber qui se plaignait de la baisse de sa rémunération.
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Uber est également poursuivi en justice par la branche "voiture sans conducteur" d'Alphabet, maison mère de Google, qui l'accuse d'avoir dérobé des plans de Lidar, la technologie pour voiture autonome. Le groupe récuse ces accusations.
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Vendredi, la société a dit avoir généré en 2016 un chiffre d'affaires de 6,5 milliards de dollars (6,1 milliards d'euros) au titre de 2016 ainsi qu'un doublement de ses réservations brutes, à 20 milliards. Mais Uber continue d'être dans le rouge, sa perte nette, soit hors la cession de ses activités en Chine intervenue l'an dernier, étant ressortie à 2,8 milliards de dollars l'an dernier.
(Avec Reuters)
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