Voiture autonome : qui est l'ingénieur au cœur de la plainte de Google contre Uber ?

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Anthony Levandowski a commencé à plancher sur la voiture autonome dès 2001, à la sortie de ses études à l'université de Californie (Berkeley).
Anthony Levandowski a commencé à plancher sur la voiture autonome dès 2001, à la sortie de ses études à l'université de Californie (Berkeley). (Crédits : Youtube/Waymo. Capture d'écran.)
Waymo, la filiale du géant internet dédiée aux voitures sans chauffeur, a porté plainte jeudi contre Uber. Elle accuse l'application de VTC de vol de secret industriel grâce à un ancien employé, Anthony Levandowski.

Sombre semaine pour Uber. Après les accusations de harcèlement sexuel, l'application de VTC est poursuivie en justice par Waymo (ex-Google Car). Devant un tribunal de San Francisco, la société du géant internet a porté plainte jeudi contre Uber et sa filiale de camions autonomes Otto pour vol de secret industriel et violation de brevet.

Le litige porte sur des capteurs lasers dits "Lidar", permettant à un véhicule de "voir" les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui. Waymo affirme avoir investi "des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d'heures d'ingénierie" pour ce système. La compagnie réclame un procès devant un jury afin de leur interdire d'utiliser ses technologies, ainsi que des dédommagements pour un montant non précisé. L'application de VTC dit prendre "au sérieux les allégations formulées contre les employés d'Otto et d'Uber", d'après un communiqué cité par Bloomberg.

Google accuse un ancien employé

Les accusations de Waymo portent notamment sur le rôle qu'aurait joué Anthony Levandowski, un ancien employé de Google aujourd'hui en charge du programme d'Uber pour les voitures autonomes. Cet ingénieur aurait téléchargé illégalement en décembre 2015 "plus de 14.000 documents hautement confidentiels" avant son départ de l'entreprise, selon la plainte. Anthony Levandowski a rejoint Google en 2007 au sein du service Street View, avant d'être en charge du projet de voiture autonome du géant d'Internet. Un sujet sur lequel il a commencé à plancher dès 2001, à la sortie de ses études à l'université de Californie (Berkeley).

Décrit comme un ingénieur star en interne, il a développé 11 brevets pour Google, dont au moins six qui impliquaient la technologie Lidar au cœur de la plainte, rapporte Forbes. "Otto et Uber ont pris la propriété intellectuelle de Waymo afin de pouvoir s'épargner le risque, le temps et les dépenses liés au développement indépendant de leurs propres technologies", affirme la plainte. Waymo poursuit : "Ce vol calculé a rapporté plus d'un demi milliard de dollars aux salariés d'Otto et permis à Uber de ranimer un programme bloqué, tout cela aux dépens de Waymo."

Une rencontre avec Uber avant de quitter Google

Dans une note publiée sur Medium, la société de Google s'interroge sur le timing du départ d'Anthony Levandowski : "Des mois avant le téléchargement massif des fichiers, M. Levandowski a dit à des collègues qu'il avait l'intention de "reproduire" la technologie de Waymo chez un concurrent."  Dans la plainte, Waymo avance que l'ingénieur aurait "rencontré des hauts dirigeants dans le QG D'Uber" le 14 janvier 2016, avant de quitter l'entreprise deux semaines plus tard sans préavis. Dans la foulée, Anthony Levandowski crée sa start-up Otto, spécialisée dans les logiciels de conduite autonome destinés aux camions. Elle a été rachetée par Uber sept mois plus tard, pour un montant annoncé de 680 millions de dollars.

Selon le Washington Post, Waymo aurait commencé à soupçonner Anthony Levandowski après avoir été mis en copie accidentellement dans un mail envoyé par un sous-traitant. D'après la plainte, il contenait en pièce jointe des schémas de circuits imprimés pour Uber ayant "une ressemblance frappante avec (ses) propres designs hautement confidentiels".

| LIRE AUSSI : Pourquoi Uber mise autant sur la voiture autonome

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/02/2017 à 11:10 :
Trop drôle que les principaux voleurs d'Internet qui ne payent pas leurs impôts qui volent leurs clients via Adwords et adsense dépose plainte pour vol Google s'est enrichie en trompant ses clients et annonceurs avec d'hypothétiques clic et dès fermeture decompte client si ceux ci demandaient des preuves pour la facturation du clic suppose

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