Ampere pourrait valoir en Bourse autant que Renault aujourd’hui
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Luca de meo, pdg de renault
TOBY MELVILLE
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Luca de meo, pdg de renault
TOBY MELVILLE
Entre 8 et 10 milliards d'euros. C'est le montant que pourrait atteindre la valorisation d'Ampere, la filiale électrique et logiciels de Renault. Une estimation donnée par le directeur général du groupe dans les colonnes Financial Times. La valeur de l'activité pourrait être de « huit, neuf, dix milliards » d'euros, a ainsi déclaré Luca de Meo, selon des propos cités par le quotidien britannique. Un niveau proche de celui de la capitalisation actuelle de l'ensemble du groupe (10,37 milliards)
La veille, le directeur général du constructeur automobile français avait confirmé à Reuters au salon de l'automobile de Munich que la fenêtre pour l'introduction en Bourse de l'activité, appelée à devenir un « pure player » de l'électrique et du logiciel, était toujours fixée au printemps prochain, si les conditions de marché le permettent. En revanche, il avait refusé d'évoquer le montant de la valorisation d'Ampere en Bourse lors de son IPO.
Confrontés à des investissements massifs pour financer l'électrification des voitures, plusieurs stratégies sont en présence. Stellantis, par exemple, se refuse à scinder ses activités de moteurs thermiques historiques et ses nouvelles activités électriques au nom de l'unicité du groupe, tandis que Renault a créé Horse pour le thermique, et Ampere pour l'électrique.
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Le pari de Renault est inédit, et les analystes s'interrogent sur la valeur que peut représenter la nouvelle entité du constructeur. La semaine dernière, UBS a estimé que la valeur d'Ampere pourrait n'être que de trois à quatre milliards d'euros, lors de son introduction en Bourse.
Nissan, partenaire historique de Renault au sein d'une alliance en cours de restructuration, s'est engagé à investir jusqu'à 600 millions d'euros dans Ampere. L'autre partenaire japonais de l'alliance, Mitsubishi, pourrait lui aussi investir dans l'entité, tout comme le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm, qui pourrait y prendre une petite participation, a dit à plusieurs reprises Luca de Meo. Renault, qui restera majoritaire dans Ampere, estime par ailleurs que plus de 10% du capital de l'entité devraient rester flottants pour assurer « assez de liquidité » en Bourse au nouveau titre.
Avant de pouvoir être introduite en Bourse, Ampere est appelée à être séparée techniquement du reste du groupe dans les prochains mois. « Un processus comme ça commence par le fait qu'il faut techniquement séparer l'entreprise (...) du reste. La cible qu'on se donne pour Ampere, c'est le 1er novembre », avait indiqué Luca de Meo, qui deviendra le PDG d'Ampere, au micro de BFM Business, le 28 août dernier.
Le groupe la prévoyait initialement au minimum fin 2023, mais l'année 2024 offre des conditions plus favorables à la marque au losange. L'année prochaine sera notamment marquée par le lancement de plusieurs véhicules électriques, qui permettront de donner de la visibilité aux investisseurs.
Le printemps prochain sera aussi l'occasion d'avoir vu passer les premiers résultats financiers d'Ampere. Surtout, ne pas introduire cette dernière en Bourse en fin d'année permet à Renault de gagner du temps et d'attendre un marché plus favorable et moins volatile qu'en 2023. Pour rappel, Ampere vise plus de 30% de croissance annuelle dans les huit prochaines années, à mesure que le marché européen de l'automobile s'électrifie.
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Elle ambitionne aussi de réduire ses coûts « de 40% par voiture pour la prochaine génération de véhicules d'ici 2027 et au-delà », notamment en améliorant « la productivité de la fabrication aux meilleurs niveaux, atteignant moins de 10 heures de temps de production par véhicule », avait indiqué le groupe Renault dans un communiqué en juin.
(Avec agences)
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