Valeo et les marchés : petite histoire d'une rupture
Nabil Bourassi
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Photo d'illustration
Charles Platiau
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Pour la courbe des ventes, toujours supérieure à celle du marché, comme pour celle de ses objectifs ou de son cours boursier, Valeo était devenue la star de la Bourse de Paris. Entre 2009 et 2014, l'action avait progressé de 630 %. L'entreprise s'offrait même le luxe d'afficher une surprime sur le secteur, c'est-à-dire une cotation sur des multiples d'Ebitda supérieure au multiple standard habituellement appliqué à l'automobile. Cette progression folle avait permis au groupe de la rue Bayen, à Paris, de revenir dans le CAC 40 en 2014. Une véritable résurrection pour une entreprise dont l'action ne valait pas un clou dix ans auparavant, avant que Jacques Aschenbroich prenne les rênes du groupe en 2009.
Harvard Business Review...
Mais en 2018... Patatras ! Le marché rompt sine die avec cette bienveillance sur le titre Valeo qui plonge inexorablement de - 30 %, - 40 %, - 65 % ! La chute est vertigineuse, et rien ne semble stopper la dégringolade. Valeo s'effondre, plus encore que ses compatriotes Faurecia ou Plastic Omnium. La direction du groupe ne veut pas donner prise à cette mauvaise humeur du marché, et ne communique pas davantage. Ce mutisme sera largement critiqué. Et le plongeon du marché chinois, dans des proportions qui ont surpris tout le monde, n'a pas aidé l'équipementier français.
Je ne regrette rien du tout
», nous dit Jacques Aschenbroich dans l'interview qu'il a accordé à
La Tribune.
Le décollage de l'électrification et de l'autonomie des voitures dira qui, des marchés ou de Valeo, avait raison...
Nabil Bourassi