13 banques vont prêter 20 milliards d'euros à Volkswagen

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Le nouveau PDG de Volkswagen, Matthias Müller avait déjà prévenu lors de sa prise de fonction que la facture serait lourde pour le constructeur.
Le nouveau PDG de Volkswagen, Matthias Müller avait déjà prévenu lors de sa prise de fonction que la facture serait lourde pour le constructeur. (Crédits : INA FASSBENDER)
Le constructeur allemand, qui va bénéficier d'un prêt relais pour pallier les pertes engendrées par le scandale de ses logiciels anti-pollution truqués a décidé de répartir la somme entre 13 de ses banques et espère émettre de la dette sur le marché au printemps. La facture du scandale est estimée à 40 milliards d'euros par les analystes.

Treize banques pour un prêt. C'est l'option qui a été retenue jeudi pour gérer le colossal prêt relais de 20 milliards d'euros accordé à Volkswagen la veille, afin de l'aider à supporter le coût du scandale des émissions entourant ses moteurs diesel, selon Reuters. C'est pourtant moitié moins que la facture totale du scandale, estimée à 40 milliards d'euros par les analystes, comprenant les amendes, procès et diverses réparations techniques.

Les obligations revues à la baisse

Huit banques qui avaient proposé initialement des tranches de 2,5 milliards d'euros apporteront finalement 1,825 milliard chacune, et les cinq autres qui proposaient 1,5 milliard d'euros contribueront au bout du compte à hauteur de 1,08 milliard.

Les huit établissements apportant les fonds principaux sont Citi, Unicredit, Barclays, Bank of Tokyo-Mitsubishi, BNP Paribas, HSBC, Mizuho et Société générale. Les cinq autres sont Goldman Sachs, Bank of America, Santander , BBVA et Crédit Agricole.

VW se donne jusqu'au printemps

Depuis que le scandale a éclaté le 18 septembre dernier, l'action Volkswagen a perdu près d'un tiers de sa valeur tandis que le taux de rendement de ses obligations s'est envolé.

Selon des sources citées mercredi, VW espère que les rendements de ses obligations reviendront à leur niveau d'avant le scandale d'ici au printemps, ce qui lui permettra de retrouver sa source de financement habituelle et de rembourser le prêt relais.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 04/12/2015 à 16:36 :
Il est bien évident que ce prêt massif n'est pas destiné à payer les pertes liées au scandale, il ne pèse pas ce prix, mais bien au financement des dettes passées de l'entreprise. Les banques françaises et les français apportent près de 30% de l'ensemble pour aider l'allemand. Qu'en sera-t-il du tour suivant que l'on dit aussi important ? Les banquiers ont l'usage de regrouper les dettes émises pour qu'au final un acteur ou deux achètent l'entreprise pour le cas ou elle ne pourrait rembourser. Les anciens débiteurs, les dirigeants de VW profitent pour le moment de l'opération puisqu'ils lèvent des options à 65% de leur valeur sur des revenus maintenus issus du prêt des banques. Une affaire compliquée à l'allemande. La dette sera ainsi regroupée simplement sur une seule tête débitrice comme le créancier le sera sur une seule tête émettrice pour ce qui reste à rembourser. Une banque française sera-t-elle concernée ? Auquel cas VW pourrait devenir français ou d'une autre nationalité qu'allemande. Nous verrons.

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