Crise du logement : Gabriel Attal, le chevalier blanc de la maison individuelle ?
César Armand
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En 2023, il s'est en effet vendu 58.500 maisons individuelles neuves contre 96.097 en 2022.
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En 2023, il s'est en effet vendu 58.500 maisons individuelles neuves contre 96.097 en 2022.
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C'est ce qui s'appelle un changement de paradigme ou une volte-face gouvernementale. Exit les déclarations à l'emporte-pièce en pleine campagne présidentielle sur le pavillon avec jardin comme étant « un non-sens écologique, économique et social ». Place à un discours vantant la maison individuelle comme faisant « partie du rêve français ».
Des paroles du Premier ministre, Gabriel Attal, qui font « assez plaisir » aux constructeurs de maisons neuves, mais qui doivent encore se traduire en actions concrètes, prévient aujourd'hui le président du pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB), Grégory Monod.
Et pour cause : au-delà de ces deux petites prononcées par des responsables politiques de haut niveau - la première en octobre 2021 par l'ancienne ministre du Logement Emmanuelle Wargon, la seconde le 14 février par le chef du gouvernement sur un chantier à Villejuif (Val-de-Marne) - « cela fait deux ans que les vents contraires s'accumulent sur le logement neuf », tempêtent les constructeurs.
En 2023, il s'est en effet vendu 58.500 maisons individuelles neuves contre 96.097 en 2022. Soit 39,1% de moins d'une année sur l'autre. Pis, c'est moitié moins que la moyenne annuelle 2007-2023 qui s'établit à 118.441 ventes, a annoncé, ce matin lors d'un point presse, le pôle Habitat de la FFB.
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En 2024, « la situation ne pourra que s'aggraver » avec 8 mises en chantier pour 1.000 ménages, et « rien ne laisse entrevoir un rebond malgré une légère baisse des taux », a renchéri Grégory Monod, président du pôle Habitat du Bâtiment et promoteur à Annecy. Et ce du fait de l'exclusion du prêt à taux zéro (PTZ) des logements individuels neufs en zone détendue, c'est-à-dire là où l'offre immobilière est supérieure à la demande.
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César Armand