La missive est arrivée sur le bureau du ministre du Logement fin août-début septembre et a pour objet « la disparition du prêt à taux zéro (PTZ) dans le cadre de l'acquisition d'une maison individuelle ». Dans ce courrier que La Tribune a pu consulter, le président-fondateur de Maisons Pierre (172 millions d'euros chiffre d'affaires, 300 salariés, 39 ans d'existence) interpelle le ministre du Logement Patrice Vergriete sur une décision prise par la Première ministre en juin dernier. Lors de la restitution du Conseil national de la refondation (CNR) dédié au logement, Elisabeth Borne a en effet annoncé le recentrage du PTZ sur l'achat d'un bien neuf dans l'immobilier collectif et sur l'acquisition d'un habitat ancien sous réserve de le rénover, et ce en zone tendue, c'est-à-dire où la demande excède largement l'offre disponible.
Alors que les finances publiques sont tendues et qu'il faut financer la planification écologique, le gouvernement entend économiser 2,3 milliards d'euros à terme.
Selon toute vraisemblance, cette double disposition a été inscrite dans le projet de loi de finances 2024, qui sera présenté en Conseil des ministres le 27 septembre. Avant que ce texte n'arrive au Parlement, Pierre Jude président-fondateur des Maisons Pierre, a également écrit aux députés Les Républicains, Rassemblement national et Renaissance pour les « alerter sur la situation des entreprises de construction sur le territoire national ».