Gazole non routier (GNR) : le BTP fait pression sur Bercy pour être logé à la même enseigne que les agriculteurs
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C.A.
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C'est un acronyme que le commun des mortels ignorait jusqu'à la crise agricole : GNR pour gazole non routier. Ce carburant de couleur rouge sert à alimenter les moteurs des tracteurs, mais aussi les engins de chantier dans le bâtiment et les travaux publics. Moins polluant que le fioul, il a été introduit en France en janvier 2011 et est devenu obligatoire pour tous les engins industriels en novembre de la même année.
Jusqu'à peu, le coût du GNR, 40% moins cher que le gazole traditionnel, faisait l'objet d'une ristourne pour les entreprises agricoles et de BTP, gros consommateurs quotidiens de ce carburant. Sauf que selon Bercy, ce soutien au gazole non routier agricole représentait 1,3 milliard d'euros par an, celui au GNR non-agricole 1,1 milliard.
C'était avant que Bruno Le Maire revoit et corrige la situation en septembre 2023. En pleine préparation du budget 2024, le ministre de l'Economie annonce alors la suppression de la niche fiscale « tout simplement pour faire basculer notre fiscalité d'une fiscalité brune - c'est une fiscalité qui incite à consommer des énergies fossiles, donc c'est mauvais pour le climat - à une fiscalité qui valorise les investissements verts ».
Et le patron de Bercy de faire savoir que la fin de la défiscalisation s'appliquerait progressivement à partir du 1er janvier 2024 et jusqu'à 2030 pour le bâtiment et les travaux publics, voire au-delà pour les agriculteurs. Aussi avait-il reçu la Fédération nationale des syndicats d'exploitations agricoles (FNSEA), les fédérations du bâtiment (FFB), des travaux publics (FNTP) ainsi que la Confédération de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises du bâtiment (CAPEB) pour négocier.
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