Immobilier : les « maires bâtisseurs » sont-ils toujours « battus » aux élections ? Science-Po planche sur l'adage
César Armand
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C'est une formule vieille de quarante-six ans qui résonne encore aujourd'hui et que les élus locaux comme les promoteurs immobiliers connaissent par cœur : « Maire bâtisseur, maire battu » (lors des élections). Une petite phrase signée Pierre Billotte, maire gaulliste de Créteil défait aux élections municipales de 1977, pour souligner combien il est difficile de faire accepter la construction de nouveaux logements à des habitants déjà enracinés. Aussi, les professionnels du BTP ont fait leur cet adage pour se plaindre des édiles qui refusent de signer des permis de construire l'année précédant les scrutins importants.
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Sauf qu'entre les discours politiques des acteurs publics et privés et la vérité du terrain, qu'en est-il vraiment ? A la demande de l'Institut des hautes études pour l'action dans le logement (Idheal), créé par l'ex-journaliste experte des Echos Catherine Sabbah, le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) tente d'objectiver le phénomène.
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