Alors que le gouvernement vient de renoncer à légiférer par ordonnance sur le fonctionnement de l'organisme paritaire, Nadia Bouyer vient d'être nommée directrice générale d'Action Logement. En attendant sa prise de fonctions le 1er décembre prochain, l'Assemblée nationale examinera, ce jeudi 12, la ponction d'un milliard d'euros sur son budget. Qu'elle se rassure: les capacités de trésorerie du groupe restent solides.Soutenue tant par le patron des patrons Geoffroy Roux de Bézieux que par le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, c'est une connaisseuse de la maison qui vient d'hériter, le 9 novembre, de la direction générale d'Action Logement. Et ce après un an de débats politiques et de noms lâchés dans la presse spécialisée.
Conseillère technique de François Fillon à Matignon, "Sage" à la Cour des Comptes et jusqu'à la fin du mois directrice générale de Seqens, le fruit d'une fusion de différentes filiales franciliennes du groupe, Nadia Bouyer prendra ses fonctions le 1er décembre prochain. Le président du Medef Grand-Est, Bruno Arcadipane, conserve, lui, son rôle de président.
Avant de retrouver Benoist Apparu, le président d'In'li, la filiale de l'ex-1% Logement dédiée au logement intermédiaire en Ile-de-France, dont elle a été la directrice de cabinet au secrétariat d'Etat au Logement entre 2009 et 2011, cette polytechnicienne, diplômée des Ponts et Chaussées, va rencontrer ses équipes, ses directeurs, ses managers et ses 18.000 salariés.
Pas de législation par ordonnance
Sans attendre ni sa nomination ni les conclusions de la mission d'information de la commission des affaires économiques du Sénat sur l'avenir de l'organisme paritaire, l'exécutif a déjà renoncé, vendredi 6 novembre, à légiférer par ordonnance pour le réformer. Administré par les syndicats et le patronat, l'ex-1% Logement est financé par les entreprises via la participation des employeurs à l'effort de construction (PEEC).
"Le gouvernement veut privilégier la concertation. Cela laisse le temps aux partenaires sociaux de dialoguer et de ne pas passer en force",estime Nadia Bouyer."C'est d'autant plus constructif que dans cette crise, nous pouvons jouer un rôle d'amortisseur en accompagnement des locataires et des salariés en difficulté", ajoute-t-elle.