Logement social et intermédiaire : Action Logement interpelle Bercy

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(Crédits : Jean-Pierre Amet)
Lors de ses vœux ce 28 janvier, le président de l'organisme paritaire Action Logement, leader du logement social et intermédiaire, Bruno Arcadipane, a souhaité à ses "amis de Bercy" que "les points qui [les] rassemblent soient plus importants que ceux qui les séparent".

Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), Cour des Comptes, Inspection générale des Finances et Medef. Jusqu'à peu encore, le groupe Action Logement faisait l'objet de quatre enquêtes sur son fonctionnement. Lors de ses vœux ce 28 janvier 2020, le président de l'organisme paritaire administré par les partenaires sociaux et financé par les entreprises, Bruno Arcadipane, y a fait une allusion, à peine volée.

"Nous pourrions aller encore plus vite si l'ensemble des parties (Etat, syndicats, patronat, Ndlr) avançait du même pas. Nous n'avons pas toujours été d'accord avec nos amis de Bercy", a effectivement déclaré le patron d'Action Logement, en référence aux deux commissaires du gouvernement désignés par le ministre de l'Economie et des Finances et le ministre de l'Action et des Comptes publics qui siègent au conseil d'administration."Mais j'ai un souhait à réaliser: que les points qui nous rassemblent soient plus importants que ceux nous qui séparent", a-t-il immédiatement ajouté.

"Nous sommes dans l'ère du faire"

Aussitôt dit, aussitôt fait: Bruno Arcadipane a dressé le bilan 2019 de son institution et dessiné des perspectives pour 2020 et 2021. "Nous serons au rendez-vous de nos engagements et au rendez-vous de la production", a-t-il déclaré devant le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie et un aréopage de bailleurs sociaux, élus locaux, parlementaires et promoteurs immobiliers.

Onze mois après avoir annoncé un plan d'investissement de 9 milliards d'euros, paraphé par Matignon fin avril 2019, le président d'Action Logement s'est félicité d'être "dans l'ère du faire". Ainsi, sur les 150 millions pensés pour favoriser la mobilité des salariés, "11.800 personnes ont déjà touché l'aide à la mobilité". Autrement dit, depuis son entrée en vigueur le 18 septembre dernier, plus de 10% des 100.000 salariés éligibles à l'aide au déménagement de 1.000 euros l'ont déjà perçue.

Des premières réalisations et d'autres à venir

Idem sur la transformation des bureaux vacants en logements, pour laquelle sont mobilisés 1,2 milliard d'euros. Bruno Arcadipane a annoncé un premier appel à manifestation d'intérêt "dans les semaines qui viennent".

Autre exemple: sur les 550 millions d'euros prévus pour rénover des établissements médico-sociaux, "une vingtaine" de rénovations vont avoir lieu "dans l'immédiat", suivie "d'une centaine" à horizon 2021. 

Autre illustration: sur les 945 millions d'euros fléchés pour agir contre la dégradation de l'habitat, le président d'Action Logement s'est vanté d'avoir investi 34 millions d'euros à Marignane (Bouches-du-Rhône) "pour recréer une offre de logement et proposer aux salariés de ce bassin d'emploi de passer de l'indignité à la dignité".

Une première pierre du plan "Action Cœur de ville"

Enfin, sur le plan "Action Cœur de Ville", qui vise à revitaliser 222 cœurs de villes moyennes et dont l'ex-1% Logement est partie prenante depuis son lancement en mars 2018, il a assuré que 230 millions d'euros avaient été dépensés au profit de la création de 4.800 logements "exclusivement sur des petites opérations".

Outre ces investissements, demeurent dans les tuyaux 2 milliards d'euros pour construire davantage de logements neufs, 2 autres milliards pour aménager des "habitats plus inclusifs" pour les salariés âgés - changer une baignoire par une douche - ainsi que 1,5 milliard pour l'amélioration de l'habitat dans les Outre-Mer.

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