Le Congrès des maires de France est sur le point de fermer ses portes mais beaucoup d'élus locaux restent démunis face au remplacement de la location de longue durée par de la location touristique de courte durée. Dimanche dernier, le ministre du Logement Patrice Vergriete a confié à La Tribune « réfléchir à la mise en place d'un nouvel outil ». « Par exemple sur le modèle de la commune de Saint-Malo qui a mis en place un quota de meublés touristiques par rapport au nombre total de logements » a-t-il illustré. Un outil instauré il y a deux ans par la commune d'Ille-et-Vilaine fortement soumise à la pression touristique, mais qui se retrouve aujourd'hui attaqué en justice.
En 2021, les locations saisonnières mises en ligne sur Airbnb représentaient en effet les deux tiers des locations de courte durée dans la Cité corsaire, où plus d'un million de visiteurs voyagent chaque année. Une plateforme qui n'était pas pour autant la seule plébiscitée par les propriétaires puisque de nombreuses annonces étaient aussi publiées par Abritel ou Gens de Confiance. C'est pourquoi la Ville a décidé d'instaurer de drastiques quotas par quartier pour réguler le marché global de la location, tant pour permettre aux étudiants, aux jeunes actifs et aux foyers modestes de se loger sur la durée que pour aider les entreprises à recruter plus facilement.