Logement social : la région Île-de-France s'associe avec quatre acteurs privés et publics

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La région Île-de-France, qui accueille chaque année 60.000 habitants de plus, doit loger tout le monde, y compris les publics les plus fragiles.
La région Île-de-France, qui accueille chaque année 60.000 habitants de plus, doit loger tout le monde, y compris les publics les plus fragiles. (Crédits : Youssef Boudlal)
Le vice-président (LR) chargé du Logement en Île-de-France, Geoffroy Didier, a présenté ce 17 septembre plusieurs partenariats entre la région et Action Logement, la Fédération des acteurs de la solidarité d'Île-de-France, le réseau des Sociétés coopératives pour l'accession à la propriété et Nexity Non Profit.

« Nous gagnons 60.000 habitants chaque année. »  Chaque fois que Geoffroy Didier prend la parole avec sa casquette de vice-président (LR) du conseil régional d'Île-de-France chargé de l'Attractivité, du Logement et de la Rénovation urbaine, il cite ce chiffre. La région a beau être la plus riche de France (1/3 du PIB) voire d'Europe, elle est encore « la victime de fractures et d'inégalités que nous devons combler », explique l'élu local.

Pour ce faire, l'Île-de-France s'est associée notamment avec Action Logement, l'organisme paritaire qui finance une grande partie des politiques sociales d'hébergement, pour loger « les publics qu'[elle] juge prioritaire ». Ainsi, le conseil régional, qui met déjà 100 logements à disposition des femmes victimes de violences, va en libérer 500 de plus. Les deux institutions travaillent également sur l'habitat du personnel médical, souhaitant créer 10.000 biens immobiliers d'ici à cinq ans.

Les jeunes les plus défavorisés ciblés en priorité

Sans attendre les conclusions de la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat sur la loi Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Élan) qui entend lutter contre ce fléau, l'Établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF) et Action Logement (AL) - l'ex.1% patronal -, viennent de créer une société immobilière commune pour lutter contre les marchands de sommeil. 80 millions d'euros (20 de l'EPFIF, 20 d'AL et 40 d'emprunts) ont été débloqués pour acquérir des pavillons.

Une plateforme et une application mobile sont également dans les tuyaux pour aider les plus jeunes à identifier les aides auxquelles ils sont éligibles. Mais c'est davantage avec la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) d'Île-de-France que la région compte cibler cette classe d'âge. Elle veut, notamment, expérimenter le versement de trois mois d'APL pour les plus défavorisés d'entre eux. « On comble les lacunes de l'État qui, malheureusement, fragilisent plus que jamais les bailleurs », souligne Geoffoy Didier.

Un appel aux autres opérateurs

Autre acteur à la table de travail du conseil régional : le réseau des Sociétés coopératives pour l'accession à la propriété. Elles seront chargées d'avancer les subventions régionales, qui se débloquent au terme d'un processus parfois très long, en matière de rénovation de copropriétés dégradées. Enfin, Nexity Non Profit et l'Île-de France veulent créer 30 pensions de famille avec 1.832 places d'ici à 2022. Il s'agit de résidences où vivent de manière pérenne des personnes en situation de grande exclusion.

Le vice-président de la région n'entend pas en rester là. « Si d'autres opérateurs privés souhaitent s'investir contre le mal-logement, nous n'hésiterons pas à nouer d'autres partenariats », annonce Geoffroy Didier.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2018 à 1:41 :
Construire pour exister, dépenser l'argent public pour plaire à son électorat quitte à insulter l'avenir en prenant des décisions de "courte vue" ...
Bien triste droite qui, définitivement, n'a rien à envier à la gauche en termes de médiocrité et de déficit d'ambition ...

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