Le leitmotiv du nouveau ministre du Logement est clair : « Remettre de l'offre sur le marché de l'offre, et encore de l'offre ». Dans la foulée des décisions prises par le premier aménageur public francilien Grand Paris Aménagement (GPA) pour résorber la pénurie de logements en Île-de-France, Guillaume Kasbarian vient d'annoncer, tout sourire, une batterie de mesures dans un marché de l'immobilier en 2024 complètement « bloqué ». Des propos qui font écho au discours du Premier ministre Gabriel Attal le 14 février sur un chantier à Villejuif (Val-de-Marne) en demandant d'activer tous les « leviers possibles » pour lutter contre la crise du logement.
Ces nouvelles mesures s'inscrivent dans le cadre de « 5 chantiers » pour accélérer et moderniser les procédures d'aménagement pour faciliter la production de logements neufs mais aussi accélérer la numérisation des autorisations d'urbanisme ; sécuriser les porteurs de projet en amont des projets ; raccourcir les procédures de recours pour économiser jusqu'à 10 % du coût du portage du foncier ; mais également de sécuriser le traitement des contestations des porteurs de projet.
Qu'en est-il du timing réglementaire ? « On parle de semaines pour sortir les différents décrets notamment pour le volet digitalisation des autorisations d'urbanisme, et de quelques mois pour les propositions de loi visant à faciliter la production de logements dans les zones d'aménagement. (...) Pour la partie législative, j'organise dès cette semaine et je vais continuer en mars des petits-déjeuners parlementaires et je compte sur eux pour simplifier les coûts de construction », s'engage Guillaume Kasbarian.