De J.P. Morgan sur la place Vendôme à Goldman Sachs installée près de l'Arc de Triomphe ou encore Barclays avenue de Friedland, les grandes banques anglo-saxonnes et les sociétés internationales investissent le « Triangle d'or » de la capitale française et ont tendance à délaisser le Grand Londres et La City. Un phénomène qui s'accélère depuis la sortie définitive, il y a trois ans, du Royaume-Uni de l'Union européenne et qui permet au Grand Paris de devenir, selon Paris Europlace, la première place continentale post-Brexit avec la création de 5.500 emplois bancaires et financiers depuis le référendum de 2016.
La métropole-capitale tire son épingle du jeu face à Londres car elle peut compter sur de nombreux atouts : la densité de son réseau de transports à travers le métro circulaire du Grand Paris Express (GPE), des prix et des loyers immobiliers moins élevés que la capitale anglaise quelle que soit la catégorie d'actif, la qualité de son tissu éducatif ou encore une concentration rare en Europe de centres de décision publics nationaux et internationaux comme l'Autorité bancaire européenne depuis 2019 jusqu'alors installée à Canary Wharf.
« Avec la Coupe du monde de rugby l'an dernier et les JOP 2024 dans moins de cinq mois, tout cela montre que l'Île-de-France est une région où l'on peut faire du business, de l'innovation avec un remarquable écosystème de recherche », rappelle Alexandra Dublanche, présidente de Choose Paris Region, l'agence d'attractivité du conseil régional chargée d'accompagner les multinationales qui s'installent.