Lors d'une inspection de routine sur le le site de Sanofi du Trait (Seine-Maritime), en charge d'activités de remplissage et de façonnage, l'Agence américaine des médicaments (la FDA) a détecté des "des déficiences de fabrication". Ces dernières concernent le sarilumab, un traitement contre la polyarthrite rhumatoïde développé avec le laboratoire Regeneron.
Cela tombe très mal puisque l'autorisation de mise sur le marché du médicament était prévue initialement pour le 30 octobre. La FDA avait annoncé l'examen de la molécule au début de l'année en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Celle-ci est repoussée sine die.
Pas de réaction pour le moment du côté de l'Agence européenne du médicament qui avait annoncé en août démarrer l'examen de la demande d'autorisation de la molécule.
Le traitement développé par Sanofi et Regeneron, futur concurrent de l'Humira, médicament le plus vendu au monde, devrait atteindre 1,8 milliard de dollars de chiffre d'affaires d'ici à 2020, estime le cabinet de conseil Evaluate Pharma. Mais si l'approbation est repoussée aux Etats-Unis, marché numéro 1 du médicament, ce pic risque de ne jamais être atteint. Le traitement de Sanofi et Regeneron aurait moins le temps de développer ses ventes sur le marché, et devrait faire face à une concurrence accrue du baricitinib d'Eli Lilly, ou encore du sirukumab de Janssen, entre autres, deux traitements contre la polyarthrite rhumatoïde. Et plus généralement, plus un médicament arrive tôt sur le marché, plus l'exclusivité de ce dernier est longue.
C'est donc une mauvaise nouvelle pour Sanofi, qui voit actuellement son activité diabète décliner et a du mal à accélérer dans l'oncologie.
À lire également
Le groupe mise beaucoup sur Genzyme, son activité maladie rares ou graves, actuellement porteuse de croissance du groupe. Dans ce domaine, le groupe compte en partie sur le sarilumab pour assurer un relais de croissance à l'avenir. Il attend également beaucoup du dupilumab, un traitement contre une forme d'eczéma, qui pourrait représenter 3 milliards d'euros de revenus.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie