Le pétrole boucle en 2012 une 4ème année de prix record

 |   |  429  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Avec un prix moyen de 111,65 dollars en 2012, le Brent boucle sa 4ème année en hausse, dépassant de peu son record 2011 établi à 110,91 dollars. Une fois encore les oracles s'accordent pour prédire une baisse du prix du baril pour l'an prochain.

Les experts se sont trompés l'an dernier en tablant sur une baisse du pétrole en 2012 après le record de 2011. 2013, qu'ils attendent encore en baisse, va-t-elle leur donner raison ? Mystère et boule de gomme. En attendant, en 2012, le prix moyen du baril de Brent s'est établi à 111,65 dollars, selon Reuters. Légèrement en hausse par rapport au record de 110,91 dollars établi en moyenne en 2011. C'est la quatrième année consécutive que le prix du baril de pétrole grimpe.

Un "choc pétrolier rampant"

« C'est un véritable choc pétrolier rampant » commentait déjà début 2012 Olivier Appert, président d'IFP Energies Nouvelles. En 2011, la hausse avait été, il est vrai, beaucoup plus forte puisque le prix moyen du pétrole était en hausse de 30 dollars par rapport à 2010. « En dollars constants, ce niveau est très supérieur au maximum absolu des prix du pétrole en 1980, où ils s'établissaient à 37 dollars le baril », ajoutait Olivier Appert. « 110 dollars le baril, c'était le niveau du pétrole en 1860 au tout début de son histoire, mais il n'y avait pas alors de marché significatif », relevait le président de l'IFP Energies Nouvelles.

Des revenus record pour l'OPEP

Même amortis par un euro fort par rapport au dollar, ces niveaux records de prix du baril pèsent sur les prix à la pompe et sur la facture énergétique en France. Elle s'est établie à 60 milliards d'euros en 2011 contre 40 milliards en 2009 et 25 milliards en 2004. En revanche, les pays producteurs de l'OPEP en profitent avec des exportations de brut qui ont atteint en 2012 le record de 1 050 milliards de dollars, en hausse de 2,5 % par rapport à 2011, selon les statistiques du gouvernement américain.

le Brent à 108 dollars en 2013

Les prévisions de faible croissance économique et de production de pétrole en hausse mènent les spécialistes à tabler, cette fois encore, sur une baisse du prix du pétrole en 2013. Le Brent est attendu en moyenne à 108 dollars le baril l'an prochain, selon le dernier consensus de Reuters. C'est également l'avis du ministre saoudien des finances qui vient d'annoncer des revenus pétroliers record pour le royaume en 2012 en précisant qu'en 2013 « les conditions internationales et l'accroissement de la production de quelques producteurs auront un effet négatif sur les prix ».

... 105 dollars début 2013, selon l'Insee

La dernière note de conjoncture de l'Insee tablait également sur une poursuite du recul du prix du baril, qui fléchit sur le dernier semestre. Le prix du baril de brut pourrait avoisiner les 105 dollars au premier semestre 2013, selon l'institut français.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/01/2013 à 16:09 :
Et la société Total elle va enfin payer des impôts cette année? Comme cela l'Etat pourrait laisser tranquilles les pauvres riches comme Depardieu!
a écrit le 01/01/2013 à 15:53 :
Et nous nous avons des écolos qui ne veulent pas de la manne que représente le pétrole
des roches de schiste
a écrit le 01/01/2013 à 11:33 :
si on pouvait s'en passer de ce sala pétrole, et qu'ils se le gardent tous, autant qu'ils sont, ils auraient moins le sourire !!
a écrit le 31/12/2012 à 17:54 :
Est ce qu'on pourrait arrêter de faire croire que le prix du baril peut baisser alors que l'on sait pertinemment que ce système est caduque???!!!! Le pétrole pas cher cela fait longtemps que c'est fini!!
a écrit le 31/12/2012 à 17:38 :
Le pétrole cher a une incidence sur la faible croissance économique de la France!, Ah bon!, alors comment font les pays en voie de développement qui ont un taux de croissance à deux chiffres?, le pétrole leur est offert sans doute!.
La vérité, c'est qu'il n'y a pas de crise, mais une inadaptation de notre économie aux mutations mondiales, et il faudra bien qu'un jour ou l'autre nos "gouvernants" se ressaisissent, et fasse une place au travail productif sans les contraintes d'un autre siècle!.
Un pays qui consomme plus qu'il ne produit, est un pays en voie de paupérisation.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :