Veolia candidat pour démanteler des centrales nucléaires allemandes

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À eux seuls, les coûts liés à l'arrêt d'une centrale et à la préparation d'un démantèlement atteignent rapidement un montant à trois chiffres en millions, estime le directeur de Veolia Environnement en Allemagne. (Photo : Reuters)
"À eux seuls, les coûts liés à l'arrêt d'une centrale et à la préparation d'un démantèlement atteignent rapidement un montant à trois chiffres en millions", estime le directeur de Veolia Environnement en Allemagne. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le groupe français vise une partie du marché allemand du démantèlement de centrales nucléaires et a engagé dans ce but des discussions avec des partenaires potentiels.

Neuf réacteurs nucléaires allemands sont encore en activité et doivent être fermés d'ici 2022. Huit autres ont été mis à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima, au Japon, en mars 2011.

Alors que les trois principaux producteurs allemands d'électricité, E.ON, RWE et EnBW, et la filiale allemande du suédois Vattenfall ont constitué des provisions d'environ 36 milliards d'euros pour couvrir les coûts du démantèlement de leurs centrales et de la gestion des déchets, Veolia Environnement est sur les rangs.

Discussions avec des partenaires potentiels

Le groupe français vise une partie du marché allemand du démantèlement de centrales nucléaires et a engagé dans ce but des discussions avec des partenaires potentiels, a déclaré le directeur général de sa filiale locale à l'hebdomadaire WirtschaftsWoche.

"Il existe un gros potentiel en Allemagne, c'est un marché qui porte en lui la promesse de décennies de travaux. Veolia peut apporter son savoir-faire en matière de gestion des déchets, des eaux usées et d'énergie", a dit Etienne Petit. 

"Au total, il y a des sommes énormes en jeu sur ce marché. À eux seuls, les coûts liés à l'arrêt d'une centrale et à la préparation d'un démantèlement atteignent rapidement un montant à trois chiffres en millions." 

"Il est clair que Veolia ne s'occupera pas du traitement de l'uranium du cœur des réacteurs. C'est un domaine spécialisé dans lequel les groupes nucléaires sont bien meilleurs", a-t-il ajouté, précisant que l'entreprise française avait "d'autres atouts, comme la décontamination des eaux radioactives des circuits de refroidissement et secondaires", a-t-il poursuivi.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2014 à 16:54 :
Techniquement parlant c'est très complexe et très long à démanteler une centrale.C'est de nature concentrique plus on arrive vers la partie centrale plus il faut attendre que la radioactivité diminue avant de pouvoir déconstruire le réacteur.La gestion des déchets est aussi une problématique,quand vous en avez une dizaine,vous multipliez le problème d'autant,sachant qu'en fonction du type de centrale les protocoles de démantèlement doivent être revus et adaptés.Voila une filière porteuse d'avenir.
Réponse de le 26/05/2014 à 14:45 :
Bravo Veolia.
En effet c'est un secteur d'avenir.
il y en a un certain nombre dans le monde.
Et aucune centrale ne pourra être éternelle.
C'est bien si Veolia se positionne pour devenir qui sait, demain le champion du démantèlement de centrale.
a écrit le 25/05/2014 à 15:59 :
Le vrai problème c'est que Veolia peut même démanteler les centrales nucléaires en Allemagne ou n'importe où ailleurs, mais il ne le fera jamais en France !!! voilà, ça c'est dommage.
Réponse de le 25/05/2014 à 23:13 :
si mes informations sont exactes, le cout d'un démantelement des centrales francaises induirait un triplement du cout de l'éléctricité à facturer aux ménages et à l'industrie, AUCUNE provision n'ayant été faite. Sans parler du cout du remplacement des centrales et de l'aménagement du réseau y affairant. L'example allemand est sous nos yeux. Nous sommes assis sur une charge explosive et faisons comme si tout va bien.

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