Areva devrait annoncer des baisses d'investissements

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Areva devrait échapper à une dégradation à condition de réaliser des réductions de coûts et des cessions d'actifs, selon le JDD.
Areva devrait échapper à une dégradation "à condition de réaliser des réductions de coûts et des cessions d'actifs", selon le JDD. (Crédits : reuters.com)
Cela permettrait à la multinationale d'éviter une dégradation de sa note par l'agence Standard & Poor's, d'après le Journal du Dimanche.

Areva craint une dégradation de sa note par l'agence Standard & Poor's. La multinationale française pourrait annoncer cette semaine des baisses d'investissements, explique le Journal du Dimanche dans son édition du 5 octobre L'objectif affiché est de maintenir sa note fixée à BBB-, un cran au-dessus de la catégorie spéculative, depuis décembre 2011.

Si Areva se met autant la pression, c'est parce que, selon l'hebdomadaire, Standard & Poor's rendra mercredi 8 octobre les conclusions de son audit du spécialiste de l'atome.

"Réaliser des réductions de coûts et des cessions d'actifs"

Areva devrait échapper à une dégradation "à condition de réaliser des réductions de coûts et des cessions d'actifs", ajoute le journal, précisant que les administrateurs d'Areva, qui doivent se réunir mardi 7 octobre pour décider des mesures à prendre et comment répondre à ces injonctions, pourraient trancher en réduisant des investissements.

Un porte-parole de la compagnie s'est refusé à tout commentaire. En outre, personne n'était joignable dans l'immédiat chez S&P, précise Reuters.

Mise sous surveillance d'Areva en septembre

Standard & Poor's a annoncé le 9 septembre la mise sous surveillance des notes du spécialiste français de l'énergie nucléaire avec "implication négative" et indiqué qu'il statuerait d'ici à 30 jours sur un éventuel placement des notes de crédit d'Areva en catégorie spéculative.

Un abaissement des notes court et long terme d'Areva rendrait les actions et les obligations du groupe difficiles à placer, notamment auprès des fonds d'investissement qui ne peuvent prendre des positions que sur des sociétés dont les notes se situent en catégorie d'investissement.Selon le JDD, l'État français, qui contrôle directement ou indirectement près de 87% du capital d'Areva, réfléchirait à le renflouer, mais aucune décision ne sera prise avant début 2015. L'entreprise aurait besoin de deux à trois milliards d'euros, écrit le JDD.

Au premier semestre, la société avait essuyé une perte de 694 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 05/10/2014 à 22:53 :
AREVA = CRÉDIT LYONNAIS = scandale d'état .
a écrit le 05/10/2014 à 18:53 :
le gvt va certainement leur dire de faire plein d'investissements pas rentables qui seront en plus taxes dans un an car le nucleaire c'est sale... car comme on dit ' ah ben sinon qui va creer des emplois pas rentables'?

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