Areva pourrait annoncer une perte de 4 milliards d'euros pour 2014

 |   |  204  mots
Areva devrait annoncer de lourdes pertes au titre de son exercice 2014 sous le poids de nombreuses dépréciations d'actifs.
Areva devrait annoncer de lourdes pertes au titre de son exercice 2014 sous le poids de nombreuses dépréciations d'actifs. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le groupe nucléaire français n'a pas voulu commenté cette information du Figaro et renvoie à sa publication de résultats prévue le 3 mars. Le groupe doit passer de nombreuses dépréciations d'actifs, dont l'EPR finlandais qui coûtera 600 millions d'euros.

Le spécialiste du nucléaire Areva va terminer l'année avec une perte record de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique vendredi Le Figaro, alors que le groupe présentera le 4 mars ses résultats, sa nouvelle stratégie et un plan drastique de redressement.

Le groupe, en grande difficultés financières, s'apprête notamment à passer plusieurs centaines de millions d'euros en provisions et dépréciations d'actifs dans ses comptes notamment au titre de pertes à terminaison de contrats.

L'EPR finlandais, le gouffre financier

Les retards et difficultés du projet de réacteur EPR d'Olkiluoto 3 en Finlande devraient se traduire par une provision "d'environ 600 millions d'euros", selon le quotidien qui cite des sources concordantes.

Le groupe pourrait aussi passer "plusieurs centaines de millions d'euros" de dépréciation pour le projet Comurhex II de conversion de minerai d'uranium dans la Drôme dont le coût a largement dépassé le budget initial.

Plan d'économies

Enfin, malgré les efforts déjà faits depuis 2011 pour s'adapter au contexte mondial morose de l'industrie nucléaire, Areva doit encore améliorer sa compétitivité et prévoit un nouveau plan drastique d'économies, qui devrait atteindre "1 milliard d'euros". Contacté, Areva n'a fait aucun commentaire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/02/2015 à 11:59 :
L'addition laissée par Mme Lauvergeon est plutôt salée. Voilà ce qu'il en coûte de mettre à la tête d'une entreprise d'ingénieurs une Pompadour.
a écrit le 21/02/2015 à 10:09 :
Miterrand -> Lauvergeon -> Plouf.
L'important c'est de croire aux forces de l'esprit, dixit leur chef à tous.
C'est-à-dire croire aux esprits.
C'est-à-dire croire que tenir l'agenda de Mitterrand suffit à comprendre et diriger l'industrie du nucléaire.
a écrit le 21/02/2015 à 2:45 :
Elles sont ou le têtes responsables ???

Ah oui c'est des x et des énarques donc intouchables de la societe

Mme lauvergeon continue meme de fréquentez les hautes sphères de l'état copine de moscovici ca aide

Vivement le 1789 version 2
a écrit le 20/02/2015 à 19:16 :
"Le groupe nucléaire français n'a pas voulu commenté" on écrit commenter... avec ER
Vu la débâcle de notre économie élitiste, une faute d'orthographe ce n'est pas grave. Les vrais cancres sont apparemment ailleurs.
Et encore, on a la chance de ne pas avoir eu d’accident atomique majeur… mais attendons, comme le nuage du "KWh nucléaire pas cher" s’estompe, il va falloir faire durer nos vieux coucous, ou construire de nouveaux "mirages technologiques".
De quoi booster la dette.
a écrit le 20/02/2015 à 18:20 :
La faillite des X-Mines et de leur strategie, pas grave c'est nous qui payerons.
a écrit le 20/02/2015 à 18:15 :
La défense du nucléaire est déjà bien assez compliquée, pour éviter de tels désastres financiers. le nucléaire pourtant fait partie des forces et expertises de la France. C'est donc une faute que l'incapacité de présenter des résultats a minima à l'équilibre. et pour la valorisation du groupe, notons qu'Areva, leader mondial de son secteur, ne pèse qu'1/10 d'UBER par exemple, ou 1/100 d'Apple.. cela laisse réveur..
a écrit le 20/02/2015 à 16:38 :
Une société d'état gérée comme le fut naguère le Crédit Lyonnais...
a écrit le 20/02/2015 à 16:32 :
C'est le CEA qui détient Areva avec une part majoritaire, c'est à dire l'état puisque cet organisme est public. L'état en détient en plus directement plus de 20%. Voilà où passent les dépenses : des structures sans contrôle. En face, les éventuels preneurs français ne se bousculent pas pour acheter des pertes. Il s'agit alors de passer le bilan à la paille de fer pour envisager ensuite de fusionner l'entreprise et ses 45 000 employés à EDF pour rien voire très peu, ce qui est en train de se faire avec retard. Mais EDF n'y suffira pas, même avec à la clé une augmentation des tarifs sur le dos du grand public devenu actionnaire sans pouvoir. GDF devra également bénéficier de la technologie nucléaire et prendre sa part du fardeau avec en ligne de fond Total à la manoeuvre. CEA ferait en quelque sorte office de joint venture. Mais plus loin, on sait que Total devra reprendre à son tour EDF, céder des actifs à GDF et les deux redéfinir leur périmètre respectif. Ce nouveau découpage jouera en onde proches sur les "utilities" dépendantes. Toute une réorganisation souhaitable.
Réponse de le 20/02/2015 à 20:53 :
êtes vous prêt a laisser la filière du nucléaire aux multinationales privées ??? en tout cas pas moi .
Réponse de le 21/02/2015 à 5:17 :
@prudent

Concernant la production il n'y a pas de raison valable que le privé fasse moins bien que le public sous contrôle de l'autorité publique...
Réponse de le 21/02/2015 à 9:08 :
tiens voilà la vieille excuse, c'est nucléaire donc c'est service public lol...
c'est comme ceux qui disent l'armée ou la police ne peuvent pas etre privatisés ! alors que c'est faux !
a écrit le 20/02/2015 à 15:11 :
et le CE de EDF est il toujours aussi riche et dépensier ?
a écrit le 20/02/2015 à 14:54 :
Dois je annuler mes vacances en Grèce via mon généreux CE ??
a écrit le 20/02/2015 à 14:44 :
CommenteR avec un R et non é ! Ca nuit à la crédibilité de votre journal ce genre de fautes !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :