Le spécialiste du nucléaire Areva va terminer l'année avec une perte record de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique vendredi Le Figaro, alors que le groupe présentera le 4 mars ses résultats, sa nouvelle stratégie et un plan drastique de redressement.
Le groupe, en grande difficultés financières, s'apprête notamment à passer plusieurs centaines de millions d'euros en provisions et dépréciations d'actifs dans ses comptes notamment au titre de pertes à terminaison de contrats.
Les retards et difficultés du projet de réacteur EPR d'Olkiluoto 3 en Finlande devraient se traduire par une provision "d'environ 600 millions d'euros", selon le quotidien qui cite des sources concordantes.
Le groupe pourrait aussi passer "plusieurs centaines de millions d'euros" de dépréciation pour le projet Comurhex II de conversion de minerai d'uranium dans la Drôme dont le coût a largement dépassé le budget initial.
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Enfin, malgré les efforts déjà faits depuis 2011 pour s'adapter au contexte mondial morose de l'industrie nucléaire, Areva doit encore améliorer sa compétitivité et prévoit un nouveau plan drastique d'économies, qui devrait atteindre "1 milliard d'euros". Contacté, Areva n'a fait aucun commentaire.
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