Dix ans d'ouverture des marchés de l’énergie : surtout un levier pour l’innovation

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Depuis le 1er juillet 2007, le consommateur peut choisir son fournisseur d'électricité.
Depuis le 1er juillet 2007, le consommateur peut choisir son fournisseur d'électricité. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Depuis l’ouverture à la concurrence des marchés français du gaz et de l’électricité pour tous les consommateurs, y compris les particuliers, il y a exactement dix ans ce 1er juillet, les acteurs historiques ont conservé des positions dominantes et les prix n’ont pas baissé. Mais le paysage a évolué sur fond d’innovation profitable aux consommateurs et ça n’est sans doute qu’un début.

C'est il y a dix ans que la France a fini de transposer les directives européennes sur l'électricité et le gaz visant la construction d'un marché intérieur de l'énergie européen. Après les industriels les plus énergivores en 1999, les professionnels et collectivités locales et 2004, c'est depuis le 1er juillet 2007 que l'ensemble des 30 millions de clients particuliers et petits professionnels d'EDF et les 11 millions de clients de GDF-Suez ont toute liberté de s'approvisionner en électricité et en gaz auprès de fournisseurs dits « alternatifs ».

Le font-ils ? Très peu. En dix ans, seuls 15,1% des consommateurs d'électricité ont quitté EDF, et 24% de ceux de GDF-Suez, entretemps devenu Engie. En outre, le marché de l'électricité reste éclaté entre de nombreux acteurs (Lampiris - racheté par Total-, ENI, Engie, Enercoop, Ekwateur) et seul Direct Energie affiche 2,2 millions de clients et sa rentabilité.

Peu de soutien des pouvoirs publics

Sur le front des prix, aucune réelle baisse jusqu'aux récentes initiatives d'achats groupés menés par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui peuvent entraîner jusqu'à 200 euros d'économies sur la facture annuelle.

Cette situation est très différente de celles observées suite à l'ouverture des marchés au Royaume-Uni ou en Belgique, où l'opérateur historique Electrabel détient aujourd'hui moins de 50% du marché de l'électricité.

« Que ce soit le médiateur de l'énergie, le CRE ou la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), les pouvoirs publics n'ont pas soutenu l'ouverture aux alternatifs », regrette Julien Tchernia. Le fondateur d'ekWateur cite un exemple récent de ce qu'il considère comme une forme d'obstruction. « Alors qu'ekWateur vient d'obtenir la licence - jusqu'à récemment réservée à EDF - d'acheter à des producteurs d'énergie renouvelables aux tarifs de rachat en vigueur, de leur côté la procédure d'application pour pouvoir vendre à d'autres qu'à EDF est si complexe qu'elle en est dissuasive. »

Pour Emilie de Possesse, directeur exécutif responsable du secteur Energie chez Accenture, « Les marques historiques conservent un capital confiance important, et les Français leur restent très fidèles. La notion de service public reste très forte, elle s'illustre sur des sujets tels que la sécurité ou des garanties de délai de remise en service, observe-t-elle. Le réseau électrique français est l'un des plus fiables du monde.»

Vers la fin des tarifs réglementés

En revanche, concernant les tarifs, les alternatifs ont pâti du retard dans la mise en œuvre de l'ARENH (accès régulé à l'énergie nucléaire historique). Ce dispositif qui oblige EDF à vendre chaque année à d'autres fournisseurs, une partie de sa production à un tarif régulé, aujourd'hui fixé à 42 euros le mégawattheure, n'existe que depuis 2010.

« Au démarrage, les premiers fournisseurs alternatifs qui se sont lancés ont souvent récupéré les clients uniquement intéressés par l'approche prix et les nouveaux accédants, qui n'étaient pas forcément les segments les plus profitables » ajoute Ali Shahandeh, directeur de l'activité « Expérience client énergie » chez Accenture.

Si la concurrence a joué sur la fourniture de l'électricité, qui a vu son prix divisé par trois en 10 ans, comme elle ne représente qu'une petite partie de la facture essentiellement composée de taxes et coûts de transport, cette stratégie n'est pas tenable dans la durée. D'ailleurs, à l'image de Poweo racheté par Direct Energie, certains n'ont pas survécu à cette approche par les seuls prix.

La fin des tarifs régulés (TRV) - réservés aux acteurs historiques qui proposent également des offres de marché - inscrite dans la directive européenne et qui a dopé la concurrence sur le marché des entreprises et des collectivités ou elle est déjà effective, fera peut-être bouger les choses.

Big bang chez les opérateurs de réseaux

En dépit de cette concurrence encore timide, le paysage de l'énergie a bien changé ces dix dernières années. Plusieurs acteurs ont changé de nom afin de clarifier la nouvelle situation, à savoir des activités de transport et de distribution toujours régulées, bien distinctes et indépendantes des activités de production et de commercialisation libéralisées. C'est ainsi que GDF-Suez est devenu Engie et ERDF, en s'adaptant à la distribution d'électricité produite par d'autres que sa maison mère EDF, est devenue Enedis.

Mais la transformation va au-delà des noms.

« Les opérateurs de réseau ont dû continuer d'assumer leur mission de service public tout en investissant dans des innovations technologiques rendues indispensables par la transition énergétique », souligne Emilie de Possesse.

Ils sont par ailleurs potentiellement menacés par le développement, plus récemment, de tendances telles que l'autoconsommation et la tentation par certains acteurs de créer des boucles locales en s'affranchissant du réseau, qui risquent de peser sur leur financement, aujourd'hui largement lié au volume qu'ils transportent.

Offres de services tous azimuts et nouveaux entrants

Mais c'est sur le front de l'innovation et des services que la concurrence se fait la plus rude, au bénéfice des consommateurs. Les fournisseurs d'électricité et de gaz, y compris les historiques qui investissement massivement pour ce faire, rivalisent de propositions de digitalisation de la relation (sur laquelle la France accuse encore un certain retard) mais aussi de nouveaux services dépassant largement l'énergie.

« On voit apparaître des offres intégrant des services relevant par exemple de la banque et de l'assurance, souligne Ali Shahandeh. On assiste à l'émergence d'une approche holistique du smart home. »

Pour l'heure, le consommateur ne mord pas tellement à l'hameçon. « Nos études font ressortir à quelque 40% la proportion de consommateurs « dormants », pas encore intéressés par le sujet, reconnaît  Emilie de Possesse. Cela signifie qu'il reste un vrai potentiel marché ».

De quoi inciter les historiques à poursuivre dans cette voie, d'autant plus qu'ils doivent désormais faire face à de nouveaux concurrents, désireux d'exploiter une large base de clientèle pour se mettre eux aussi à vendre de l'électricité. C'est de que fait déjà Casino avec son offre Green Yellow, et que pourraient imiter demain d'autres acteurs de la grande distribution, voire de la téléphonie mobile.

Si le marché met du temps à s'ouvrir au grand dam des fournisseurs alternatifs, « ces dix dernières années ont contribué à un effort collectif de pédagogie et à une prise de conscience du consommateur concernant sa facture d'énergie », conclut Emilie de Possesse.

Une bonne chose à l'heure de la transition énergétique et des choix auxquels va devoir faire face l'exécutif dans les prochaines années.

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a écrit le 05/07/2017 à 10:05 :
Le fond du sujet :
- la production d'électricité en europe se fait majoritairement avec du combustible fossible, charbon notamment
- avec l'avènement des hydrocarbures de schiste aux USA, les prix de ces combustibles s'est effondré, celui de l'électricité a suivi
- mais ces combustibles sont émetteurs de GES et de particules fines mauvaises pour la santé et le climat ; l'Europe devrait donc les taxer comme elle le fait pour la cigarette, mais l'Allemagne et la Pologne qui en sont producteurs bloquent les directives de Bruxelles
- pour donner le change, ces pays incitent à développer des "énergies renouvelables", mirage idéologique qui est en fait une impasse car ce sont des énergies dépendant du vent et du soleil, donc indomptables
- malgré la baisse des prix, elles restent très chères et nécessitent des subventions massives pour se développer ; ce qui se traduit par des taxes sur les factures d'électricité
- en France où ces énergies renouvelables sont encore peu développées (5% du mix) elles pèsent déjà 20% sur nos factures EDF, mais plus de 100% en Allemagne qui a voulu en parallèle arrêter ces centrales nucléaires
- AU FINAL : le coût de l'électricité qui devrait baisser continue de stagner en raison de l'idéologie sur les énergies renouvelables. De plus, si comme l'Allemagne notre pays se met à l'idéologie antinucléaire, les renouvelables vont exploser et le prix du kWh aussi : en Allemagne il coûte deux fois plus cher qu'en France !
- CE QU'IL FAUT FAIRE, d'après les scientifiques : arrêter de construire des énergies renouvelables qui génèrent des taxes insupportables et conduisent à une impasse, et conserver notre nucléaire qui n'émet pas des GES et permet de maintenir des prix de l'électricité au niveau le plus bas d'Europe
a écrit le 03/07/2017 à 9:57 :
La seule véritable innovation est la CSPE prise sur tous les français pour financer on ne sait trop quoi !
a écrit le 02/07/2017 à 22:46 :
Les bordelais n'ont pas accès au marché du gaz verrouillé par gaz de Bordeaux ; merci Juppé !
Inadmissible !
Que font la CRE et la Commission Européenne ?
Les associations de consommateurs sont elles mêmes silencieuses...
Il faut supprimer ces anciens monopoles .
a écrit le 02/07/2017 à 19:48 :
il est très délicat de choisir un fournisseur, l'offre est en fonction du style consommation, et n'est pas adaptée à tous les clients .... je ne vais pas dire prudence ... mais analyse (type de chauffage, éclairage etc ... ) ! Tout simplement !
Si vous êtes en Bretagne ou Alsace ... l'analyse est complètement différente.... l'opérateur X qui promet des économies à tout le monde devient fausse ! Attention à toutes ces bêtises électriques... appareils en veille, chargeur et cie ... le chauffage électrique est une vaste bêtise, certain n'ont pas le choix ... hélas !
a écrit le 02/07/2017 à 18:42 :
On se moque de qui là? La mutualité d'un monopole public vaut bien mieux qu'une concurrence débridé qui ne recherche que d'avoir le monopole des consommateurs captifs!
a écrit le 02/07/2017 à 11:43 :
Pourquoi EDF nous envoie des factures rétroactives , c'est à dire ils nous demandent de l'argent en plus, sur des factures vieilles de 1 et 2 et 3 ans et qu'on a déjà payées ? C'est légal ? C'est normal ?
Réponse de le 02/07/2017 à 16:50 :
C'est parce que le gouvernement n'a pas appliqué la loi qui veut que les prix de l'électricité doivent prendre en compte l'augmentation des coûts de production. Ségolène royal a refusé les augmentations de prix proposées, en conséquence les acteurs de marché l'ont poursuivi au tribunal administratif et on gagne: d'où des augmentations rétroactives
Réponse de le 02/07/2017 à 16:50 :
C'est parce que le gouvernement n'a pas appliqué la loi qui veut que les prix de l'électricité doivent prendre en compte l'augmentation des coûts de production. Ségolène royal a refusé les augmentations de prix proposées, en conséquence les acteurs de marché l'ont poursuivi au tribunal administratif et on gagne: d'où des augmentations rétroactives
a écrit le 02/07/2017 à 11:00 :
Il faut dire que ce dernierement (3 à 5 àns ) que des fournisseurs alternatives se présente, les monopoles d'état ons su garder la main mise sur la clientèle .... Ensuite, l'électricité est vendu à un prix bien superieur à la réalité de la production... Beaucoups on trouver le moyen de sur évaluer le prix, dementellement des centrales, nouvelle construction, retraitement des déchets, aides au énergie Renouvellable.... Dans 10 àns, nous pourrons effectivement voir l'efficacité du l'ouverture du marché, lorsque ils y aura multitude de producteur alternatifs ....
Réponse de le 02/07/2017 à 16:52 :
En fait c'est faux, la théorie économique dit que pour les industries a réseau, c'est le monopole d'état bien géré qui est le plus efficace. Multiplier les intervenants ne peut rendre le système que moins efficient et favoriser les rentes de certains
a écrit le 02/07/2017 à 9:15 :
La vérité est que la mise en concurrence n'a pas profité aux consommateurs puisque les prix ont fortement augmenté. Parce que la concurrence a complexifié et désoptimisé le système, et pour d'autres raisons (subventions aux renouvelables, réinvestissement dans le nucléaire et les réseaux).

La CRE cite l'innovation comme bénéfice de la mise en concurrence, mais rien ne dit que le monopole n'aurait pas pu la réaliser (bien au contraire, d'autant plus qu'avec la concurrence les acteurs historiques n'ont plus d'argent, et les nouveaux acteurs jouent les passagers clandestins).

Non, le seul vrai bénéfice de la mise en concurrence est d'avoir facilité l'intégration et la construction européenne. Mais là aussi, rien ne dit qu'on aurait pas pu faire autrement...
a écrit le 01/07/2017 à 19:36 :
Je ne vois pas l'utilité d'ajouter un comptable qui ne produit et ne vend rien mais encaisse des bénéfices sur le dos des français. Ce système est complètement opaque , voire malhonnête, car on ne sait à qui on a à faire lors de démarchages
a écrit le 01/07/2017 à 18:43 :
"Le font-ils ? Très peu. En dix ans, seuls 15,1% des consommateurs d'électricité ont quitté EDF"

C'est d'ailleurs étonnant que toute cette population généralement de droite qui souhaitent la déréglementation et la concurrence ne se ruent pas sur ces opérateurs alternatifs une fois en place.D'autant qu'au début de Powéo par exemple c'était dirigé par ce cher Charles Beigbeder de l'UMP qui dirigeait le bébé.Ou alors c'est pour continuer de critiquer dans les commentaires le CE d'EDF , mystère ?
a écrit le 01/07/2017 à 17:39 :
c'est une arnaque légale pour dépouiller les français des entreprise publiques qu'ils ont financés au profit d'opérateurs privés ; obliger EDF à vendre 1/4 de sa production à prix coutant à ses concurrents , du jamais vu dans un monde libéral ; il y a déjà un précédent avec les autoroutes
a écrit le 01/07/2017 à 17:39 :
Je viens de changer de fournisseur, deux mois de comparatifs, les plus visibles ne sont pas les meilleurs. Bref surtout éviter la hausse prévue au mois d’août, ainsi que cette histoire de facture rétroactive ! Bien avoir le nez sur les frais d'abonnement !!!!!!!!!!!!
a écrit le 01/07/2017 à 17:11 :
L'électricité bon marché engendre du chomage. Vive le chomage.
Réponse de le 02/07/2017 à 18:02 :
Je ne crois pas ! C'est surtout la gestion d'EDF qui est cause ... le 1% du chiffre d'affaire pour le CE d'EDF, la catastrophique histoire de l'EPR (c'est EDF qui est en quelque sorte caution de l'usine à gaz)! Il faut se barrer de suite ! Éviter les offres bidonnées de certains opérateurs ! (Je ne donne donne pas les noms) ... pour info, méfiance sur les frais fixes !
a écrit le 01/07/2017 à 16:47 :
L'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité, c'est multiplier les acteurs qui chercheront toujours à faire du profit à moindre coût, en utilisant les moyens de production que d'autres auront construit. En ce cas, EDF est la propriété de TOUS les Français qui ont payé les infrastructures via les impôts et leur facture. L'électricité, l'eau, les assurances, les banques (de dépôt) sont des services publics qui ne devraient pas être ouverts à la concurrence... sans pour autant laisser la gabegie, les prébendes s'installer.
Réponse de le 02/07/2017 à 18:07 :
Je vous laisse le soin de payer les factures rétroactives et engraisser le CE d'EDF 1% du chiffre d'affaire !!!!
Réponse de le 02/07/2017 à 18:13 :
.... J' oubliais l'augmentation du mois d' Août ! Masochiste c'est un goût que je ne partage pas .... libre à vous !
a écrit le 01/07/2017 à 16:44 :
Je doit avouer que passer 3 heures a trouver quel opérateur va être le moins cher me gonfle déjà rien que d'y penser. D'autant plus qu'il faudra faire toute la paperasse qui va avec...

Le dogme d'aujourd'hui est de penser que privatiser des services indispensable a la société coutera moins chère via la concurrence.

Les français sont habitués a un service d'électricité très efficace et peu chère, mais le prix n'a jamais pris en compte les risque de catastrophe comme fukushima (si un raz de marée se produisait dans la manche, ce serai 4 ou 5 centrales qui seraient touchées) ou le démantèlement des centrales. Si on continu a privatiser, le prix devra exploser ou l'état continuera toujours plus a payer.

Tout les mois on vois dans mon journal local qu'il y a un incident a la central proche de cher moi. Areva ou autre ne pourront jamais être ni rentable ni efficace sans les aides publics.
a écrit le 01/07/2017 à 16:27 :
Entre monologue et illusions ?

Il me semble qu'à l'origine, c'est surtout la France qui souhaitait l'ouverture des marchés de l’énergie, espérant certainement vendre les surplus de production nucléaire. Ce qui est le cas, puisqu’on exporte plus que l'on n'importe de MWh. Sauf que la tendance semble s'inverser, malgré un prix du MWh nucléaire compétitif, puisque déjà amorti.

Certes, pendant un moment on a eu (et on a encore) des tarifs réglementés fixés par décret. Sur un marché concurrentiel ? disons que c'est pour préserver le pouvoir d'achat des ménages et de l'industrie. Accessoirement cela a laissé le temps à EDF de se préparer à la concurrence..
L'idéal serait de pouvoir exporter, tout en verrouillant le marché intérieur, mais je crois que l'on n'a pas le droit ?

Pour les gros consommateurs, depuis la mise en application de la fin des tarifs régulés (loi Nome) pour les tarifs jaune et vert, il semble que la concurrence a fortement progressé.
Les conditions de marché ont changé et des acheteurs se sont même regroupés pour négocier aux mieux les conditions (ex. CLEEE).
A terme, après la décision de la CJUE, il va se produire la même chose pour les clients particuliers et moins de 36KVA = tarifs bleus.

Sur le moyen/long terme il ne faut pas se faire d'illusions, les prix du KWh devraient augmenter. Vu les investissements à réaliser pour sécuriser et prolonger les vieilles centrales nucléaires et le démantèlement des réacteurs en fin de vie. Sans compter le dérapage possible de nouveaux projets.

Reste l'espoir des énergies renouvelables et des smartgrids pour amortir les surcoûts et impliquer les consommateurs.

Malgré tout le tarif de l’électricité en France reste parmi les moins chers d'Europe : voir l'excellent site de statistiques : http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Electricity_price_statistics

Règlement (UE) 2016/1952, ou pas encore ?
Réponse de le 01/07/2017 à 17:46 :
Truc assez drôle, la suisse par exemple importe du courant français la nuit (pas cher) pour remonter l'eau dans ces barrages, et revend plein tarif à la France le jour !
Réponse de le 02/07/2017 à 8:06 :
@pmxr : pourquoi pas ? Le stockage de l'électricité par la Suisse ayant une valeur ajoutée, normal qu'il la facture. En France on fait aussi du stockage de ce type, mais les possibilités sont plus limitées.
a écrit le 01/07/2017 à 15:22 :
Il est regrettable de ne pas trouver un mot sur le fait que la concurrence dans le domaine de la fourniture d'électricité favorise le court terme au détriment du long terme, alors que l'on sait que la plupart des investissements performants (écologie, fiabilité d'approvisionnement, économie...) dans le domaine sont des investissements de très long terme (50 ans !). En face de ça, le développement de " services relevant par exemple de la banque et de l'assurance", ce n'est pas sérieux. Le système français vit encore, avec un maximum d'efficacité, sur les programmes de long terme développés à partir des années 60, mais que de coups on cherche à lui porter !
a écrit le 01/07/2017 à 13:06 :
Oui à la concurrence
Non aux subventions publiques déguisées pour les nouveaux acteurs parasites : pourquoi Edf est il oblige de leur vendre de l'électricité sous le prix de marché ??
S'ils veulent acheter cela doit être au prix du marché ou sinon il leur faut investir dans des outils de production

Il s'agit de fausse concurrence, juste d'un transfert de marge d'EDF vers direct énergie, alors qu'EDF appartient à 80% à l'état. Bref nous subventionnons direct énergie à 80% (les actionnaires pigeons d'EDF étant les 20autres %
Réponse de le 01/07/2017 à 17:50 :
"direct énergie" c'est le pire dans histoire de concurrence !
Réponse de le 01/07/2017 à 17:57 :
"direct énergie" c'est le pire dans l' histoire de concurrence !
a écrit le 01/07/2017 à 12:47 :
Qu'a réellement apporté au citoyen lambda l'ouverture à la concurrence?
Les différences de tarifs ne sont pas faciles à cerner sauf pour les gros consommateurs et les économies du début sont vite annihilées par la suite. Le marché de l'électricité est un marché particulier sur lequel la concurrence à peu d'effet. Sauf évidemment pour les gros consommateurs dont les avantages sont indirectement financés par les petits consommateurs et pour les cadres dirigeants avec leur stocks options et les parasites juridiques. Et pendant ce temps le réseau lui ne s'améliore pas Vive le libéralisme à la mode UE!

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