Pour Engie, le charbon c'est fini (en Australie)

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Alinta Energy, du groupe Chow Tai Fook Enterprises, un conglomérat chinois (Hong Kong), reprend l'exploitation de cette centrale thermique au charbon qui fournit 17% des besoins en électricité de l'Etat de Victoria (sud de l'Australie). Engie, avec cette cession, ne dispose plus d'aucune capacité de production d'énergie à base de charbon dans le pays.
Alinta Energy, du groupe Chow Tai Fook Enterprises, un conglomérat chinois (Hong Kong), reprend l'exploitation de cette centrale thermique au charbon qui fournit 17% des besoins en électricité de l'Etat de Victoria (sud de l'Australie). Engie, avec cette cession, ne dispose plus d'aucune capacité de production d'énergie à base de charbon dans le pays. (Crédits : Reuters)
En cédant la centrale thermique de Loy Yang B, l'énergéticien déclare ne plus avoir aucune activité dans le charbon en Australie. Sur les 15 milliards d'euros de cessions d'actifs prévus sur trois ans dans le pétrole et le charbon, Engie a déjà réalisé plus de 11 milliards de ventes à mi-2017. La Bourse apprécie.

[Article publié le 23.11.2017 à 16:40, mis à jour avec cours de Bourse à 17h35]

En octobre 2016, faute de repreneur, l'ex-GDF Suez se décidait à fermer définitivement la centrale à charbon d'Hazelwood, l'une des plus polluantes d'Australie.

Ce jeudi 23 novembre, Engie clôt pour de bon en Australie le chapitre l'électricité produite à partir du charbon en annonçant avoir cédé sa participation (70%) détenue dans la centrale australienne Loy Yang B à la société Alinta Energy, filiale du groupe Chow Tai Fook Enterprises, un conglomérat chinois (Hong Kong).

"Après cette cession, le charbon représentera 6% du portefeuille de production d'électricité du groupe énergétique dans le monde, contre 13% fin 2015", a indiqué Engie dans un communiqué.

Le montant de la vente des 70% de parts reste inconnu

Et "en Australie, une fois la transaction finalisée, Engie n'aura plus du tout d'activité dans le charbon", a précisé à l'AFP une porte-parole.

Le projet de cession, qui porte sur les parts d'Engie (70%) et du japonais Mitsui (30%), "devrait réduire la dette financière nette consolidée du groupe d'un montant de 666 millions d'euros", a souligné Engie, sans préciser le montant de la transaction.

La finalisation de cette cession est attendue au premier trimestre 2018 au plus tard, selon le groupe qui a renoncé à investir dans de nouveaux projets de production d'électricité à base de charbon.

Cessions d'actifs dans le pétrole et le charbon presque achevées

La centrale charbon de Loy Yang B, d'une capacité de 1.000 MW, située dans la vallée de Latrobe, dans l'Etat de Victoria (sud), fournit 17% des besoins en électricité de cet Etat.

"Cette transaction confirme le positionnement stratégique d'Engie sur la production d'électricité bas carbone, les infrastructures énergétiques et les solutions intégrées pour les clients", a estimé Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, dans le communiqué.

Engie a souligné qu'il "reste un acteur important en Australie et en Nouvelle-Zélande avec 1.800 employés dans la production d'électricité bas carbone (environ 1 GW de capacités brutes) et la fourniture d'énergie (gaz et électricité) et de services à plus de 650 000 clients".

Dans le cadre de son ambition de se concentrer sur les énergies bas carbone, Engie a prévu 15 milliards d'euros de cessions d'actifs sur trois ans dans le pétrole et le charbon. Plus de 11 milliards de ventes avaient déjà été réalisés mi-2017.

Ce jeudi 23 novembre soir, à la Bourse de Paris Euronext, le cours d'Engie en fin de journée indiquait un gain de 0,62% à 14,51 euros. Pour rappel, le groupe avait également annoncé mercredi 22 avoir remporté pour près de 690 mégawatts de projets éoliens et solaires au Mexique.

(Avec AFP)

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