General Electric Hydro : la direction soumet son plan social à l'Etat

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Les négociations entre la direction et le Comité central d'entreprise (CCE) se sont achevées le 19 décembre sans aboutir à un accord.
Les négociations entre la direction et le Comité central d'entreprise (CCE) se sont achevées le 19 décembre sans aboutir à un accord. (Crédits : Daniel Becerril)
L'administration a trois semaines pour homologuer ou non le projet. Les syndicats ont déjà appelé à ne pas le valider.

La direction du constructeur de turbines hydrauliques General Electric Hydro a déposé mardi son plan social à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) en vue de son homologation, a-t-on appris de sources concordantes.

L'unité de Grenoble de la Direccte a désormais "trois semaines pour instruire le dossier et décider de l'homologation ou de la non-homologation" du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a précisé à l'AFP le directeur régional de la Direccte Auvergne-Rhône-Alpes Jean-François Bénévise.

345 emplois menacés

Les négociations entre la direction et le Comité central d'entreprise (CCE) se sont achevées le 19 décembre sans aboutir à un accord. Le CCE a dénoncé des "carences graves dans l'information due" aux instances du personnel sur ce plan visant, dans sa version initiale présentée en juillet, à supprimer 345 des 800 postes de Grenoble.

La direction de GE Hydro a confirmé dans un communiqué "avoir clôturé la procédure d'information-consultation portant sur un plan de sauvegarde de l'emploi concernant son établissement de Grenoble, dans le cadre d'un plan de transformation de l'activité hydroélectricité".

"Les transformations proposées ont pour but de sauvegarder la compétitivité et créer un meilleur avenir pour l'activité Hydroélectricité de GE, pour le site de Grenoble et pour le plus grand nombre de ses employés", ajoute-t-elle.

La CGT dénonce un "plan de délocalisation et d'externalisation"

L'intersyndicale a demandé "la semaine dernière" à la Direccte "de ne pas valider le plan", a déclaré à l'AFP le délégué CGT Frédéric Strapazzon, qui a dénoncé un "plan de délocalisation et d'externalisation" de l'activité du site grenoblois.

"En cas de non homologation, ça démontrera que le plan n'était pas fondé comme on le dit depuis le début car, selon nos expertises, l'entreprise est viable, pas profitable comme le voudrait GE, mais viable", a assuré Frédéric Strapazzon. "Si la Direccte le valide, on contestera cette décision", a-t-il aussi envisagé.

Vendredi, l'intersyndicale en avait appelé à l'Etat et son "pouvoir d'influence" afin d'infléchir le projet de restructuration de la direction de l'entreprise.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/12/2017 à 11:40 :
Et où sont les 1000 emplois que devait créer GE en rachetant l'activité POWER d'Alstom? Macron et Hollande étaient à la manœuvre. Voilà le résultat. Comme Pechiney avec Alcan et le sous doué de Raffarin. Quel desastre. Et les fermetures vont continuer en 2018 dans l'industrie en général. Société de service pour la France. Nous allons former les auxiliaires de vie pour les vieux travailleurs allemands ou comme la Thaïlande, services sociaux lollll pour homme seul. triste triste. Au fait il y a un ministre de l'industrie?
a écrit le 27/12/2017 à 10:16 :
Beaucoup beaucoup beaucoup de plans sociaux, cette année vous nous en avez annoncé au moins un par semaine et toujours aucune création d'emploi de masse venant de la "révolution numérique".

On nous prend pour des gonds.
a écrit le 26/12/2017 à 23:53 :
L' effet Macron😁 vivement la suite des réformes.....

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