Sale temps pour l'éolien et le solaire, la gauche freine... comme LR et le RN
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(Photo d'illustration).
Pascal Rossignol/Reuters
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C'est une situation pour le moins paradoxale : la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), favorable au déploiement massif des éoliennes et autres panneaux solaires en France, freine des quatre fers sur le projet de loi du gouvernement dédié à l'accélération des énergies renouvelables. Au point que Syndicat de défense de la filière, le SER, s'en inquiète : « On est vraiment surpris de tout ça. L'idée du texte était de simplifier les procédures, mais on risque de se retrouver avec plus de règles qu'avant », souffle à La Tribune son président, Jules Nyssen. « C'est très grave. Ce qu'ils proposent revient à reculer, plutôt qu'à permettre un bond en avant ! », abonde Cédric Philibert, consultant et ancien expert de l'Agence internationale de l'énergie.
Et pour cause, à rebours des dérogations demandées par l'exécutif, les députés de gauche agitent un argument phare, jusqu'ici plutôt martelé par la droite : les infrastructures éoliennes ou photovoltaïques risquent de mettre à mal la biodiversité locale. C'est en tout cas ce qui ressort des premières discussions à l'Assemblée nationale, alors que la lecture du texte y a démarré lundi après-midi, après son adoption par le Sénat début novembre.
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En effet, lors de l'examen en commission, les députés écologistes ont rejeté en bloc, aux côtés des Républicains (LR) et du Rassemblement national (RN), un dispositif central pour accélérer les procédures avant qu'un parc éolien ou solaire ne sorte de terre, pourtant approuvé par les sénateurs. Initialement, l'idée du gouvernement était d'affirmer que les projets d'installations d'énergie renouvelable répondent par principe à une « raison impérative d'intérêt public majeur » (RIPM) du fait de l'urgence climatique. Une manière de limiter la possibilité d'intenter des recours juridiques, et, surtout, de faciliter la demande de dérogation d'atteinte aux espèces protégées, en vertu de l'importance que revêt ledit projet. De fait, aujourd'hui, les énergéticiens doivent demander ce « label », et ne peuvent l'obtenir qu'après un long travail administratif.
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