Charbon: la Chine, premier producteur mondial, veut baisser les prix
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Centrale électrique au charbon aux environs de la ville de Baotou (région autonome de Mongolie intérieure), en Chine.
Reuters
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Centrale électrique au charbon aux environs de la ville de Baotou (région autonome de Mongolie intérieure), en Chine.
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Les autorités chinoises ont laissé entendre qu'elles allaient intervenir pour faire baisser les prix du charbon qui ont flambé avec la pénurie mondiale et dont le pays dépend massivement (à 60%) pour son alimentation en électricité.
La situation semble paradoxale car d'une part la Chine est le premier producteur mondial de charbon (50,4% en 2020), d'autre part elle est aussi le premier consommateur mondial (54,3% en 2020). Qui plus est, avec la quasi disparition du Covid-19, l'activité économique a redécollé et les besoins en énergie avec : sur les cinq premiers mois de l'année, la demande d'électricité a bondi de 16% par rapport à la même période de 2020, selon les données officielles de la Commission nationale pour le développement et la réforme.
Or depuis plusieurs mois et notamment en octobre une série de facteurs ont mis à genoux le réseau électrique du pays (intempéries dévastatrices, fortes chaleurs entraînant un recours massif à la climatisation, très énergivore), jusqu'à voir des pannes de courant géantes pénalisant les populations et les outils industriels dans plus de vingt provinces.
Pour faire face à cette demande d'énergie croissante, la Chine a certes entamé la construction de pas moins de 368 centrales à charbon, mais c'est le minerai lui-même qui manque désormais.
Et pour pallier la pénurie, la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC) a autorisé depuis le mois de septembre 153 mines à accroître leur capacité de production, allant jusqu'à autoriser même la réouverture d'anciennes mines tant la situation est tendue.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Cette situation de rationnement de l'électricité oblige les usines à tourner au ralenti malgré la forte demande, ce qui fait grimper les coûts de production pour les entreprises.
Du coup, pour alléger la pression, la puissante agence nationale de planification a indiqué mardi qu'elle n'excluait pas d'intervenir pour faire baisser les tarifs du charbon.
L'agence "aura recours à tous les moyens nécessaires [...] pour faire revenir les prix du charbon dans une fourchette raisonnable", a assuré la NDRC. Elle n'a pas précisé les pistes envisagées.
Pour atténuer ces pénuries de courant, le gouvernement chinois avait autorisé la semaine dernière une hausse exceptionnelle des prix de l'électricité, pour permettre aux producteurs de rentrer dans leurs frais.
En Chine, les prix du courant sont réglementés et ne peuvent fluctuer de plus ou moins 10% par rapport à une valeur pivot. À noter, le plafonnement a été relevé à 20% pour les entreprises, mais il est sans limite pour les secteurs énergivores comme l'acier.
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Au regard du climat, la Chine se trouve dans une autre situation a priori paradoxale, où d'un côté on voit la NDRC presser, hier mardi, les mines de charbon à accroître leur production quotidienne pour atteindre un minimum de 12 millions de tonnes, et de l'autre un président chinois Xi Jinping promettant que son pays commencerait à réduire ses émissions polluantes avant 2030.
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