Pétrole : le marché va rester saturé au moins jusqu'à fin 2016

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Une pénurie des capacités de stockage du pétrole est fort peu probable, juge l'AIE.
Une pénurie des capacités de stockage du pétrole est fort peu probable, juge l'AIE. (Crédits : reuters.com)
Le ralentissement de la croissance de la demande en pétrole combiné à une nette hausse de la production de l'Opep va peser sur les cours du pétrole. Le baril de brent est tombé sous les 40 dollars.

Le marché de l'or noir n'est pas près d'atteindre l'équilibre. Il restera saturé au moins jusqu'à la fin de l'année prochaine, ce qui pèsera sur les cours, prédit L'Agence internationale de l'énergie (AIE). Et ce en raison d'un ralentissement de la croissance de la demande en or noir. Elle va ralentir à 1,2 million de barils par jour l'année prochaine, contre un pic de 1,8 millions atteint cette année, boosté par le faible prix du pétrole, a expliqué l'agence vendredi 11 décembre. Le soutien donné par la chute des cours aura tendance à se dissiper.

Pour rappel, celui-ci est passé sous les 40 dollars. A Londres, le prix du baril de Brent, grimpait à 39,73 dollars sur l'Intercontinental Exchange, jeudi.

L'AIE s'attend également à une nette progression de la production de l'Opep confirmé par ses déclarations du 4 décembre. Les 12 pays de l'Opep et l'Indonésie ont annoncé un relèvement de leur plafond de production à 31,5 millions de barils par jour, contre 30 auparavant.

Une stratégie qui "commence à fonctionner"

Du côté des pays ne faisant pas partie de l'OPEP, la production devrait chuter de 600.000 barils par jour l'année prochaine, assure l'AIE

"C'est une évidence, la stratégie menée par l'Arabie saoudite commence à fonctionner, explique-t-elle. Un pétrole sous les 50 dollars met à mal l'offre des pays qui ne font pas partie de l'OPEP."

Pas de pénurie des capacités de stockage attendue

Par ailleurs, la cadence à laquelle se constituent les stocks mondiaux sera réduite de moitié à peu près l'an prochain, après avoir atteint des niveaux sans précédent, et c'est pourquoi une pénurie des capacités de stockage est fort peu probable, ajoute l'AIE, dans son rapport mensuel publié vendredi.

"Dans la mesure où un supplément de pétrole, venant d'Iran, atteindra le marché, les stocks devraient augmenter de 300 millions de barils; la crainte de voir les capacités de stockage atteindre leurs limites est exagérée", dit l'organisme conseil des grandes puissances économiques dans leur politique énergétique.

 "Pour l'essentiel, le supplément de pétrole sera absorbé par de nouvelles capacités de stockage représentant 230 millions de barils et les stocks américains ne sont remplis qu'à hauteur de 70%", précisel'AIE. "Dans la mesure où les stocks continueront de gonfler en 2016, il y aura encore beaucoup de pétrole pesant sur le marché."

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Commentaires
a écrit le 13/12/2015 à 1:41 :
D'accord avec le commentaire précédent...
a écrit le 11/12/2015 à 17:57 :
Il y a deux ans on nous prédisait le baril à 200 USD, voire plus si affinité.

La vérité c'est que personne n'est capable de prévision fiable en cette matière (et presque toutes les autres), les économistes encore moins que les autres.

Autant pour ceux qui prétendent que le "marché" est rationnel et doit être libéré de toutes entraves. En réalité le cours du brut est le résultat de toutes les convoitises, cupidités, anticipations plus ou moins fondées et manipulations politico-financières.

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