Pourquoi cette rentrée est décisive pour la sécurité énergétique de la France
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La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher.
Blondet Eliot/ABACA via Reuters Connect
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La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher.
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Rarement la rentrée politique n'aura été aussi cruciale pour le secteur énergétique, au carrefour d'enjeux écologiques, économiques et de souveraineté majeurs. Et pour cause, après la grave crise ayant secoué l'Europe ces deux dernières années, le calendrier s'accélère en France, qui s'apprête à se doter d'un plan à dérouler sur le long terme. L'objectif, pour le gouvernement : graver dans le marbre la relance du nucléaire et l'accélération massive dans les renouvelables, entre autres, afin de conserver un bouquet énergétique bas carbone et performant d'ici à la moitié du siècle. Et, surtout, battre le fer tant qu'il est chaud.
Car d'ici aux tous prochains mois, les textes de programmation devraient se succéder... avec un foisonnement d'acronymes à la clé. SFEC (Stratégie française pour l'énergie et le climat), LPEC (Loi de programmation sur l'énergie et le climat), PPE (Programmation pluriannuelle de l'énergie), ou encore SNBC (Stratégie nationale bas carbone) : ces sigles marqueront bientôt l'actualité comme autant d'instruments de pilotage de la politique énergétique du pays. Mais concrètement, à quoi chacun d'entre eux renvoie-t-il ?
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Bras armé de la transition énergétique en France, la PPE, d'abord, précisera l'avenir souhaité du mix national, en détaillant la répartition des différentes sources d'énergie nécessaires pour répondre à la demande future. Autrement dit, elle fixera des objectifs concrets jusqu'en 2033 pour le développement de chaque filière (photovoltaïque, éolien, nucléaire, biomasse, etc).