Face au changement climatique, « il faut développer la culture du risque » (Jean-Philippe Dogneton, Macif)
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Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif
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Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif
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LA TRIBUNE - Mobilisant 9 personnes de la Macif, l'opération 5 jours-5 communes se déroule du 28 août au 1er septembre en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. La permanence s'arrêtera dans cinq communes reconnues en état de catastrophe naturelle. Est-elle la première de ce genre organisée par votre groupe ?
JEAN-PHILIPPE DOGNETON - Nous sommes toujours en proximité de nos sociétaires et nous adaptons notre présence en fonction des situations. Généralement, nous appelons les sinistrés, les délégués sont au contact des sociétaires, les gestionnaires aussi, et nous ouvrons parfois des points d'accueil dans les mairies. Dans ce cas précis, nous avons retenu une formule itinérante : cette initiative illustre la volonté de la Macif de maintenir le lien humain indispensable pour rassurer et accompagner nos sociétaires victimes au-delà de la déclaration de sinistre. C'est une forme de relation augmentée et plus forte dans le contact avec le sociétaire.
Les sinistres d'origine climatique se généralisent pourtant depuis de nombreuses années déjà. Pour quelle raison cette opération intervient-elle seulement maintenant ?
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La mutuelle veille le plus souvent possible à aller au contact direct des victimes. Ce n'est pas toujours facile lorsque l'événement concerne une très grande population. Dans le cas présent, le tremblement de terre est concentré sur un espace limité. Par ailleurs, les tremblements de terre, il n'y en a pas tous les matins. C'est un événement que les gens ont vécu dans leur chair. Sur l'échelle de Richter, l'intensité du séisme a été mesurée à plus de 5.