Energie : comment EDF sort la tête de l’eau, après l'annus horribilis de 2022
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Le nouveau PDG d'EDF, Luc Rémont, nommé en septembre.
Reuters
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Le nouveau PDG d'EDF, Luc Rémont, nommé en septembre.
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Il y a encore quelques mois, rien n'allait plus pour l'électricien historique EDF. Alors même que l'Etat lui confiait la lourde tâche de tracer la voie vers un futur décarboné, plus souverain et sans explosion des factures d'énergie pour les ménages et les entreprises, les difficultés s'enchaînaient et s'aggravaient les unes les autres. Faisant apparaître aux yeux de tous les déboires de la filière nucléaire, malgré son retour au centre du jeu de la politique énergétique française.
Fin 2022, à bout de souffle, l'entreprise essuyait ainsi une perte historique de près de 18 milliards d'euros, un Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, amortissement, dépréciation) en perte de 5 milliards d'euros, et une dette stratosphérique de 64,5 milliards d'euros. Un champ de ruines financières d'autant plus saisissant que les autres groupes énergétiques tricolores affichaient, dans le même temps, des bénéfices insolents. Nommé en septembre, le nouveau PDG Luc Rémont se donnait ainsi une mission bien précise pour l'année 2023 : « redresser l'Ebitda du groupe », affirmait-il à la presse en février.
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Depuis, force est de constater qu'EDF reprend des couleurs. Jeudi 27 juillet, l'électricien a en effet annoncé avoir engrangé 5,8 milliards d'euros de bénéfices au premier semestre. L'Ebitda, lui, s'élève désormais à 16,1 milliards d'euros. Des « résultats solides », qui « traduisent un retour progressif du parc nucléaire » et des « bonnes performances opérationnelles », s'est félicité Luc Rémont dans la foulée. Mais par quel miracle l'entreprise, dont l'Etat possède depuis juin 100% du capital, a-t-elle renoué avec les profits, après l'année la plus désastreuse de son histoire en termes de résultats financiers ?
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