LA TRIBUNE - Pouvez-vous nous rappeler la feuille de route du groupe dans le domaine de l'hydrogène ?
VALÉRIE RUIZ DOMINGO - Le groupe Engie vise une production de 4 gigawatts (GW) d'hydrogène renouvelable en 2030. Au même horizon, nous ciblons 700 km de tuyaux dédiés à l'hydrogène ainsi qu'un térawattheure de stockage dédié en sous-sol. Nous souhaitons également disposer de plus de 100 stations de ravitaillement d'hydrogène. Sur les objectifs de production, le périmètre est mondial. Concernant les infrastructures, le champ d'action est franco-européen. Quant aux stations de distribution, nous visons en priorité la France. Au total, le groupe prévoit une enveloppe de 4 milliards d'euros à l'horizon 2030 pour réaliser ces investissements, y compris dans les infrastructures. Pour l'heure, nous n'avons pas de feuille de route au-delà de cette échéance.
Dans quelles régions du monde seront développés les projets de production ?
Nous prévoyons de produire environ 2 GW d'hydrogène en Amérique du Nord et en Amérique Latine. Nous envisageons également de produire entre 1 et 2 GW sur la zone Moyen-Orient, notamment aux Emirats arabes unis et à Oman [le groupe, à la tête d'un consortium, vient de décrocher un méga contrat pour produire de l'ammoniac vert à partir d'hydrogène. L'objectif est de produire 1,2 million de tonnes par an à destination de la Corée du Sud, ndlr], sans oublier l'Europe si le cadre régulatoire le permet, et potentiellement d'autres pays.