Les tensions sur les semi-conducteurs ont fait les affaires des fabricants de puces électroniques. Le franco-italien STMicroelectronics, qui compte 45.500 employés dans le monde dont 10.100 en France, a vu son son bénéfice net doubler en 2022. Ses recettes ont augmenté d'un quart, sur fond de « forte demande » de puces dans l'automobile et l'industrie. En 2022, le groupe a ainsi dégagé 3,96 milliards de dollars (3,63 milliards d'euros) de bénéfice net... soit une augmentation de +98% sur un an. Des résultats encore meilleurs que prévu.
Quant au « chiffre d'affaires net » de STMicro, il a crû de +26% à 16,13 milliards de dollars (14,77 milliards d'euros), après un quatrième trimestre « supérieur aux prévisions », a expliqué son Pdg Jean-Marc Chéry dans communiqué. Sur l'année, ses deux produits phares affichent des ventes en forte hausse, les « produits automobiles et discrets » à 5,9 milliards de dollars et « microcontrôleurs et circuits intégrés électroniques » à 5,2 milliards de dollars pour une marge d'exploitation qui monte de 19% en 2021 à 27,5% en 2022.
A la Bourse de Paris, l'action progressait de +8,01% à 42,61 euros à 9h05. Depuis le 1er janvier, elle s'est envolée de près de 30%, signant la meilleure performance des titres de l'indice CAC 40.
Face à la forte demande pour ses composants, STMicroelectronics investit dans de nouvelles installations. « Compte tenu de la forte demande de nos clients et de l'augmentation (des) capacités de production (...) pour l'exercice 2023, nous prévoyons d'investir environ 4 milliards de dollars (...), principalement pour augmenter la capacité de production de nos usines en 300 mm et en carbure de silicium, y compris notre initiative dans le domaine des substrats », a déclaré Jean-Marc Chéry.