Le jour où Ulcos a enflammé Florange

 |   |  968  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La fin annoncée du projet Ulcos censé permettre une reconversion des hauts-fourneaux à Florange à mis le feu aux poudres ce jeudi. Des employés menaçaient d'occuper le site avant que François Hollande ne se porte le "garant" des promesses d'ArcelorMittal. Retour sur une journée particulièrement "chaude" pour le sidérurgiste et le gouvernement.

Journée de feu pour Florange, ArcelorMittal et le gouvernement. Après l'annonce de l'abandon du projet Ulcos, qui devrait permettre de sauver au moins un des deux hauts-fourneaux de l'usine mosellanne d'ArcelorMittal, les réactions se sont enchaînées dans la journée. Retour sur les faits marquants de ce jeudi.

? 06h30, Prologue : Pour Jean-Marc Ayrault, la nationalisation aurait coûté plus d'un milliard d'euros

Avant que le projet Ulcos soit officiellement enterré, le Premier ministre s'exprimait sur RTL. Il a notamment chiffré à 1 milliard d'euros le coût d'une éventuelle nationalisation de l'usine de Florange que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait appelé de ses voeux. Cette prise de parole sur les ondes était aussi l'occasion de défendre publiquement la présence d'Arnaud Montebourg au sein du gouvernement qui aurait songé à démissionner quelques jours auparavant. "Il y est, il y reste", a ainsi martelé Jean-Marc Ayrault.

? 09h00 : Ulcos enterré

Cette journée "noire" démarre véritablement lorsque la Commission européenne annonce  la fin du projet Ulcos à Florange. Sa mise en oeuvre avait pourtant été promise - sans conviction - par ArcelorMittal. Il devait aboutir à la reconversion d'au moins l'un des deux hauts-fourneaux désormais voués à la fermeture.

>> ArcelorMittal enterre Ulcos et donc les hauts-fourneaux de Florange

? 10h10: Edouard Martin (CFDT): Mittal a "enfumé tout le monde"

La réponse des représentants syndicaux ne tarde pas. L'un d'eux, Edouard Martin (CFDT) estime que le groupe a "enfumé tout le monde" en promettant de reconvertir les hauts-fourneaux avec le projet Ulcos. Pour lui, l'annonce de Bruxelles, signe "l'arrêt de mort de la filière liquide" à Florange.

? 10h30: Matignon assure que l'accord passé avec ArcelorMittal reste valable

Le Premier ministre affirme, dans un communiqué, que les autres engagements d'ArcelorMittal sur le site de Florange sont toujours d'actualité. Des investissements visant à reconvertir la partie de l'usine qui doit fermer seraient eux aussi toujours prévus.  "L'objectif demeure de réaliser à terme un démonstrateur industriel à Florange", ont ainsi affirmé les services de Matignon. Ce projet doit permettre d'utiliser les infrastructures en question pour faire des expérimentations industrielles.

>> L'accord sur Florange tient sur deux pages...

? 13h00 : Jean-Luc Mélenchon dénonce une "trahison"

L'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a sévèrement critiqué le gouvernement pour sa gestion du dossier. Pour lui cette "nouvelle trahison" était "prévisible". "En faisant confiance à [Lakhsmi] Mittal, le Pemier ministre a-t-il menti ? A-t-il agi de propos délibéré ? A-t-il été trompé ? Dans tous les cas on voit qu'il n'est pas de taille",a-t-il lancé.

Un peu plus tôt, Marine Le Pen avait, de son côté, qualifié la situation "d'énième soufflet" pour le gouvernement et d'un "désaveu" pour Jean-Marc Ayrault.

? 13h30 :  Jean-Marc Ayrault rencontre des députés lorrains

Le Premier ministre a reçu plusieurs députés lorrains pour un déjeuner. A l'issue de cette rencontre, le député socialiste Michel Liebgott a exprimé son sentiment de s'être fait "entuber". Il a fait état d'une ambiance tendue lors de cette réunion.  "La matinée a été terrible pour nous, puisque on a eu l'impression d'être pris pour des imbéciles par ArcelorMittal", a expliqué l'élu de Moselle. Il a également rapporté l'intention du gouvernement de mettre en place un "suivi technique" des investissements promis par le groupe de sidérurgie. François Marzorati, sous-préfet de Thionville sera en charge de ce suivi.

? 13h40 : Marie-Noëlle Lienemann (PS) demande une nationalisation

La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, représentante de l'aile gauche du PS, appelle le gouvernement à nationaliser temporairement Florange. Répondant au Premier ministre qui a chiffré un peu plus tôt le coût d'une telle décision, elle a affirmé que  "s'il s'agit d'un milliard pour sauver la sidérurgie en Lorraine et en France, ça se trouve".

? 15h30 : Vers une occupation des hauts-fourneaux

"A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts fourneaux",a lancé Edouard Martin, représentant CFDT à Florange. Des d'ouvriers métallurgistes prévoiraient d'occuper les infrastructures dont ArcelorMittal a décidé de la fermeture. "On est tous écoeurés, on a été trahis", a lancé Edouard Martin face à la presse, affirmant que désormais, les employés qu'il représente ont "deux ennemis": ArcelorMittal et le gouvernement.

? 15h45: Appel à la grève à l'usine de Basse-Indre

 Trois syndicats  (CGT, CFDT et FO) ont appelé à la grève lundi à l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre pour protester contre le plan de transfert d'une partie des activités de cette usine située près de Nantes vers le site de Florange. Quelque 60 personnes devront être reclassée au sein de l'usine en raison de cette décision du sidérurgiste de déplacer des activités de laminage et de décapage d'acier plat destiné à l'alimentation.

? 18h00: Les syndicats d'ArcelorMittal quittent la table des négociations sur les salaires

En réplique aux décisions de leur employeurs, le représentants syndicaux du groupe ArcelorMittal en France ont décider de mettre un terme à leur participation aux négociations salariales.

? 19h50: François Hollande se porte "garant" des engagements d'ArcelorMittal

En fin de journée, au tour du chef de l'Etat de monter au créneau. François Hollande a affirmé que les engagements du sidérurgistes "seront tenus" et qu'il en serait "le garant". "Ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", a assuré le président de la République.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/12/2012 à 15:36 :
La biographie à contre courant de lakshmi Mittal...très intéressante : http://mariequantier.fr/2012/12/07/lakshmi-mittal-un-industriel-de-talent-avant-tout/
a écrit le 07/12/2012 à 13:04 :
il faut remarquer que ce mr martin joue perso florange c'est tout,les journalistes manquent d'impartialité
la semaine derniére mittal dunkerque etait soulagé de ne pas voir florange nationalisé a leur depend de meme à nantes; personne ne l'a signalé . de meme le siége des syndicats semble prendre beaucoup de distance avec ce mr martin
a écrit le 07/12/2012 à 10:50 :
C'est Nadine qui va être contente de retrouver un mandat aux prochaines législatives !
a écrit le 07/12/2012 à 10:21 :
l'EST est encore dépouillé pour l'OUEST...

Premier ministre s'assure pour les élections dans sa zone...


concernant Florange, je dirais que c'est un formidable gaspillage, des repreneurs sérieux il y en a eu, maintenant la question est : l'exploitation de telle ressource doit elle être au main du privé sans contrôle de l'état ?
Réponse de le 07/12/2012 à 11:54 :
L'Est sacrifié pour l'Ouest? Qu'est ce qu'il ne faut pas lire!
Réponse de le 07/12/2012 à 13:05 :
@Stranger : Je ne comprends pas bien votre commentaire, il me semble que l'usine Mittal située dans la zone "Ayrault" va subir des réductions d'effectif
a écrit le 07/12/2012 à 9:28 :
Il est normal que les salariés se battent pour maintenir les emplois, mais la question qui se pose est de savoir si la technique "à la cgt" est bien adaptée lorsqu'il s'agit de traité avec un patron étranger? qui plus est, indien.
Une autre question est aussi de savoir au niveau industriel ce qui est stratégique ou pas pour la nation.
a écrit le 07/12/2012 à 8:58 :
le comble de l'absurde est d'avancer le chiffre de 1 milliard pour la nationalisation. mittal doit bien se marrer
Réponse de le 07/12/2012 à 10:10 :
Rien de ridicule, j'avais déjà commenté sur ce point et je vais le refaire. Ces fourneaux coutent 8 milions par mois à faire tourner. Sur 5 ans c'est 480 millions. On y ajoute les fameux investissements plus de devoir compenser Mittal financièrement (les nationalisations sauvages c'est fini) et le milliard on y arrive vite.
Réponse de le 07/12/2012 à 10:47 :
investissements de mise a niveau et de croissance : 450 à 650 millions (rapport berger )
+ la remise ne route des HF, + le fond de roulement (acheter de l'acier , par exemple , puisque pour l'instant, la production est nulle ) + l?indemnité d'éviction de Mital (au prix de marché , dixit le conseil constitutionnel)...+ les couts de pertes de synergies avec le groupe (par exemple, ce qui part vers certaines filiales du groupe pour être finalisé est transporté sur des voies ferre privées du groupes..l?usine n' a ni marketing, ni R&D... ça se gère, mais ça coute); l'enveloppe globale , pour le repreneur final, va effectivement taper bien plus haut que les 4 ou 500 millions du repreneur masqué...ce qui m'étonne , c?est que personne n?ait fait ce petit calcul de base que fait tout commerçant avant de racheter un fond de commerce..
ni vraiment lu l?excellent rapport Berger. qui explique par exemple , que l?aide de la CE pour Ulcos, c'est un remboursement , une fois le projet en fonction, proportionnel à la réduction du CO2 observée : donc,il faut d?abord trouver 600 millions, en espérant que ça marche pour être remboursé ! .pas super optimiste sur Ulcos, d?ailleurs, le rapport Berger.. si on mettait Ulcos en route, le Hut fourneau concerné continue t'il de fonction "industriellement " ?
Réponse de le 07/12/2012 à 11:57 :
il faut arreter de rever au miracle technologiques, on n'est plus dans les années 60. nous sommes entres dans une nouvelle ère ou on pourra au mieux ne pas perdre certains savoir fondamentaux du passé. Ulcos est encore un reve de technocrate, sur ce point mittal a raison. Vous pouvez tout de suite économiser vos 500 millions en esp^érant que l'usine arrivera quand meme a faire un peu de chiffre d'affaire pour compenser les couts de fonctionnement.
Réponse de le 07/12/2012 à 11:59 :
Il faudrait déjà que Mittal paye ses charges sociales (évaluées pour l'instant à plusieurs centaines de millions).
Guy Dolé le disait au moment du rachat : cet indien, sorti de nulle part, va nous entuber profond ... ce qui est le cas actuellement ...
ah, spéculation, quand tu nous tiens ...
Réponse de le 07/12/2012 à 13:19 :
@ LeTemplier: quelles sont vos sources pour les charges sociales impayées ? Je n'ai rien trouvé sur Google. Tout le monde a l'air entubé dans cette histoire..."On a eu l'impression, comme disait Edouard Martin (le syndicaliste CFDT), moi en tout cas, non pas d'être enfumés mais d'être entubés pour ne pas être plus vulgaire." dixit le député de la Moselle
a écrit le 07/12/2012 à 8:35 :
Ce que je comprends pas dans cette histoire. C'est que les 600 salariés sont recasés dans d'autres filliére d'Arcelor Mittal. Je préfére que les hauts fourneaux ferment une bonne fois pour toutes. Ils produisent de l'acier bas de gamme à Florange. Quand en face, vous avez les chinois qui font la même chose, on est pas compétitif. Il y'a qu'en France ou on se bat contre l'avenir. Il faut chercher à innover plutôt que de rester à conserver des canards boiteux.
Réponse de le 07/12/2012 à 9:06 :
de l'acier bas de gamme??

Et à part ça vous faites quoi dans la vie???
Réponse de le 07/12/2012 à 9:29 :
@ sat57: si vous êtes de la Moselle, votre cas est encore plus grave! Lisez bien la presse économique et renseignez vous sur la production de Florange qui fournit les constructeurs automobiles allemands en acier haut de gamme.
Réponse de le 07/12/2012 à 11:02 :
sauf que l'acier "haut de gamme automobile " est finalisé ailleurs , le site de Florandge n?est pas encore équipé pour produire cette technologie...et que le site fonctionne depuis 2011 sans haut fourneau , preuve qu'on peut techniquement s?en passer..La seule justification à garder ces hauts fourneaux , c?est de ne pas descendre en deçà d?une capacité critique de production " des fois que ". et si on l'assumait, et qu'on recherchait juste un moyen de ne pas les détruire, quitte à ce que leur entretien coute, , plutôt que de s'acharner à les remettre en service dans un projet des plus aléatoire - qui pourrait bien aboutir à leur démontage aussi...
Réponse de le 07/12/2012 à 12:58 :
@ sherpa: que voulez vous dire par "finalisé ailleurs": la filière froide (laminage) de Florange fournit des produits finis.
Réponse de le 07/12/2012 à 13:12 :
La majeure partie du traitement de surface après laminage à froid est effectivement réalisée hors site. Bref, je ne comprends pas cette surexposition médiatico-politique pour 600 emplois alors que la France en détruit 1,500 par jour, on se fout du monde.
a écrit le 07/12/2012 à 8:06 :
La gauche a toujours bénéficié d'une image favorable vis à vis des syndicats à tort car elle donne de l'espoir réel
où mensonger avec des solutions type nationalisation pour à la finale se contenter d'un plan social classique
avec fermeture à moyen terme de Florange...La gauche avait approuvé la suppression de milliers d'emplois
dans la sidérurgie dans les années 80...la fermeture de l'usine Renault Vilvorde en Belgique aussi avait montré
les limites du politique face à l'économie... Il est curieux d'entendre les cris scandalisés des syndicalistes de Florange face aux décisions du gouvernement de gauche ce n'est malheureusement pas la première fois ... Bien sur les affirmations de Mr Montebourg rendent plus cruelles la décision réaliste du gouvernement....
a écrit le 07/12/2012 à 2:08 :
On y est :on a un gouvernement normal , avec un président normal , des ministres normaux , le changement c est maintenant !!! En fait , on a surtout l impression que la normale attitude c est de faire l autruche et prier bien fort ....il a l air moins fanfaron notre président bisounours ...
a écrit le 06/12/2012 à 22:09 :
Le point 4 de l'accord Etat français/Mittal précise bien que le site de Florange ne convient pas pour le projet ULCOS phase 1. Donc le gouvernement était au courant depuis plusieurs jours avant que Mittal officialise auprès de la CE.
a écrit le 06/12/2012 à 21:05 :
Mr Hollande et son gouvernement se couvrent de ridicule dans cette affaire ,; c'est affligeant !
a écrit le 06/12/2012 à 21:00 :
La nationalisation temporaire aurait coûté un milliard d'euros. Certes. Et combien nous coûte l'aide à la Grèce ? Quitte à perdre de l'argent, autant que ce soit en France et pour des emplois français. D'autant qu'il y a encore moins de chances de revoir l'argent donné à la Grèce que de revendre Florange à un repreneur.
Réponse de le 06/12/2012 à 21:45 :
Un milliard pour 600 emplois?? Plus d'un million et demi par emploi ? Un peu moins d'un siècle de smic par emploi? La Grèce on la soutient uniquement pour ne pas tomber avec, sa chute nous couterait beaucoup plus cher que ce qu'on lui prête et Florange ca nous coutera beaucoup moins d'un milliard pour recréer 600 emplois.
Réponse de le 06/12/2012 à 21:48 :
est preferable de sauver Florange et les emplois de ses employes qui passent il me semble aussi avant la Grèce ou l'etat de la prison de Marseille
Réponse de le 06/12/2012 à 21:53 :
600 emplois situés ou ? et expliquez comment vous faites ,ttes ces familles qui attendent l'emploi et qui ont une famille ayez du coeur
Réponse de le 06/12/2012 à 22:16 :
à rourou : la Grèce tombera, rien ne l'empêchera : tous les trois mois on recule l'échéance parce qu'on ne veut pas voir qu'elle ne peut pas supporter l'euro et le niveau de compétitivité qu'il impose. Alors oui, je préfère sauver "600 emplois" français et soutenir la croissance en France, surtout si un repreneur s'est manifesté, que verser au tonneau des Danaïdes grec. La récession actuelle résulte du fait qu'on veut sauver l'euro à tout prix, y compris celui du sacrifice des peuples et cela n'a rien à voir avec les réformes structurelles qu'il faut engager pour ne plus dépenser toujours plus qu'on ne gagne. Une nationalisation temporaire, les Etats-Unis l'ont fait avec l'automobile. Et ça a marché. La Grèce, ça ne marche pas.
Réponse de le 06/12/2012 à 22:55 :
Hé les amis, revenez sur terre ... Il n'y a pas de choix entre dépenser 1 millaird pour sauver un outil dépassé et couteux, ou dépenser des milliards pour la Grèce. Le vrai choix c'est de dépenser pour développer des industries pérennes et d'avenir, et cesser de distribuer ou de jeter par les fenetres. Personnellement, j'aurai fermé Florange, razé le site et fait reconstruire des haut fourneaux ultra-modernes afin de produire de nouveau de l'acier à un prix compétitif et avec en plus des technologies propres.
Réponse de le 07/12/2012 à 0:34 :
@Britannicus: tout ce qu'on demande à la Grèce c'est de tomber le jour ou ça nous dérange le moins, rien d'autre, parce que justement ce n'est pas le moment d'en rajouter: la chance de la Grèce c'est uniquement qu'on soit tous suffisamment malades en ce moment pour devoir tout faire pour ne pas en prendre encore plus à cause d'elle. Elle risque de danser au moment de la reprise car chez elle la reprise elle va l'attendre longtemps... Florange reste une catastrophe absorbable par la société française, son ampleur est une fraction de PSA, et est complètement incomparable au séisme qui aurait eu lieu aux US si le secteur auto était tombé tout d'un bloc. PSA = 8000 emplois en moins, Florange 600 et on a l'impression que c'est la fin du monde, c'est là ou l'on voit l'effet Montebourg: il fait du vent mais le vent ne fait pas tourner les usines, il fait juste tourner les médias. La récession n'a rien à voir avec l'euro, elle n'a pas été causée par lui, elle ne trouve pas ses sources en Europe d'ailleurs, et elle touche la planète entière quelque soit la monnaie employée. Même la Chine avec sa monnaie sous évaluée voit sa croissance fortement amoindrie, on est dans une phase du cycle qui va bien finir par s'inverser (on voit les premiers signes timides aux US) et les effets sont au niveau du globe. Arrêtons de charger l'euro pour tout n'importe quoi, imaginez par exemple la facture pétrolière si on avait une monnaie indépendante faiblichonne, il faudrait que Montebourg souffle très fort pour faire avancer les voitures.
a écrit le 06/12/2012 à 20:25 :
J'en pleure de rire... La gauche est vraiment en dessous de tout...
Réponse de le 06/12/2012 à 21:50 :
pour laquelle nous ne comprenons pas les electeurs qui ont vote pour elle
Réponse de le 07/12/2012 à 8:05 :
c vrai que Sarko a fait beaucoup mieux en son temps... je me demande pourquoi les Français n'ont pas revoté pour lui...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :