"Parfois, le redressement industriel de notre pays, c'est un sport de combat", estime Montebourg
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"L'Etat peut beaucoup, il ne fait pas des miracles." C'est par cette phrase qu'Arnaud Montebourg a réagi à la fermeture de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Une entreprise qu'il s'était engagé à sauver.
Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté mardi les offres de reprise du panaméen Netoil et du libyen Murzuk Oil, en lesquelles les 448 employés du site fondaient leurs derniers espoirs.
"C'est un échec pour la France", a commenté le ministre du Redressement productif sur RTL. "Nous nous sommes battus pendant un an et si c'était à refaire, je le referais, et je le fais dans beaucoup d'autres dossiers parce que nous avons des dossiers où nous obtenons des succès", a-t-il poursuivi, citant notamment STX et GM Strasbourg.
"J'ai 1.900 dossiers d'entreprises en difficulté sur mon bureau", a-t-il souligné. "Parfois, le redressement industriel de notre pays, c'est un sport de combat".
Arnaud Montebourg a précisé avoir "réprimandé" le directeur général de la Banque publique d'investissement (BPI), Nicolas Dufourcq, qui a jugé mercredi que Petroplus n'était pas un projet porteur d'avenir.
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