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Véhicule d'entreprise et transition énergétique : où en est-on ?

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(Crédits : Shutterstock)
Encore majoritairement marquée par la présence de motorisations diesel, les flottes de véhicules d'entreprise migrent doucement vers les énergies propres. Les récentes mesures prises en France et en Europe jouent un rôle important dans ce mouvement.

En 2019, la part des véhicules électriques et hybrides dans les flottes d'entreprise est de 6% (source : Arval Mobility Observatory). Une goutte d'eau dans un marché dominé depuis de nombreuses années par le diesel qui concerne plus de 71% des véhicules utilisés par des sociétés. Vu sous l'angle de la mobilité, le monde de l'entreprise semble donc encore loin de la transition énergétique. Pourtant, les signaux positifs sont nombreux. Si les ventes de diesel reculent (2,5%), celles des motorisations écologiques affichent une croissance exponentielle (de 40% pour les hybrides à 60% pour les électriques). Une évolution des mentalités favorisée par la mise en place de nouvelles réglementations.

Une nouvelle norme plus contraignante

Depuis le 1er janvier 2018, le nouveau protocole d'homologation des véhicules WLTP a fait son apparition. Ce qui, a priori, ne constitue qu'un changement des règles de calcul des consommations et des rejets de polluants a un impact considérable sur le fameux « malus » écologique qu'assument les propriétaires de véhicules, mais aussi sur la TVS (taxe sur les véhicules des sociétés). Résultat : une étude réalisée par Infopro Digital Études pour le magazine « l'Automobile et l'Entreprise », montre que 72% des managers envisagent de recourir plus souvent aux véhicules électriques depuis l'entrée en vigueur de cette norme.

Autre fait marquant, la performance écologique est devenue un critère essentiel dans le choix d'un véhicule professionnel (43%), juste derrière le prix (69%), mais largement devant la fiabilité ou les équipements. Les freins à l'achat (autonomie des véhicules, manque de stations de recharge, etc.) qui, jusqu'à présent, demeuraient très forts dans ce secteur, sont donc en train d'évoluer considérablement.

>>> Lire aussi : Où en est le marché de la voiture électrique d'occasion ?

« Verdir » les flottes et les déplacements

Le moment est d'autant plus propice au changement que la loi d'orientation des mobilités prévoit de contraindre les entreprises de plus de 100 salariés à « verdir » progressivement leur flotte. 10% des véhicules renouvelés en 2022 devront rouler avec une énergie propre (électrique, hybride rechargeable ou hydrogène), puis 20% en 2024 avant d'atteindre les 50% d'ici 2030.

Ce mouvement ne se limite pas aux voitures, puisque la « loi mobilités » intègre une série de mesure autour des plans de mobilité en entreprise, et notamment le forfait mobilité durable qui incite les salariés à utiliser les transports alternatifs moyennant une enveloppe de 400 euros par an.

Un point sur lequel les entreprises ont également entamé une réflexion : en 2019, 24% utilisent déjà l'autopartage et 26% le covoiturage (source : Baromètre des flottes 2019, CSA / Arval Mobility Observatory).

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