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Voiture électrique : la tester, c’est l’adopter ?

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(Crédits : DR)
Si un Français sur trois se dit prêt à passer de la voiture thermique à l’électrique, ce sont surtout ceux qui l’ont testée qui semblent les plus convaincus, selon une étude menée par Avere France et Mobivia.

Le hasard fait parfois bien les choses. C'est en effet la première cette année que le Mondial de l'auto, qui a refermé ses portes dimanche dernier, proposait un « centre d'essai » de véhicules électriques et hybrides. Place de la Concorde, les visiteurs pouvaient ainsi voir, toucher et même conduire sur quelques dizaines de mètres un véhicule équipé d'une motorisation propre.

Si certains ne croient que ce qu'ils voient, d'autres ne sont convaincus, vraiment, que parce qu'ils ont eu entre les mains. C'est sans doute ce qui explique les conclusions de cette étude menée par l'association Avere France et la société Mobivia, publiée juste avant l'ouverture du Mondial parisien. Il en ressort en effet que « si la perception du véhicule électrique reste globalement très bonne, elle se détériore légèrement cette année. En moyenne, les adjectifs (...) associés à la voiture électrique restent validés à 73 %* (versus 80 %* en 2016) ». Une tendance qui ne se retrouve pas chez ceux qui l'ont déjà testée, pour qui «  Pour ceux qui l'ont testée, elle est avant tout innovante (86 %), agréable à conduite (86 %) et respectueuse de l'environnement (78 %) », notent les auteurs du document.

Selon l'Avere et Mobivia, 22% des Français ont déjà testé une voiture électrique, la moitié en tant que passager, l'autre à la place du conducteur (au total, +10% depuis 2014). Ce sont les moins de 35 ans qui s'y mettent le plus (27% à avoir déjà testé en 2018, contre 12% seulement en 2014 !).

Renforcer la pédagogie

Les intentions d'achat, elles, demeurent stables, apprend-t-on de l'étude. On dénombre ainsi 35% de Français qui se disent prêts à se passer d'un moteur thermique pour se tourner vers l'électrique. Une proportion qui ne bouge pas sensiblement depuis deux ans, après « un bond de sept points entre 2014 et 2016 ».

Dans le détail, ce sont les hommes qui sont les plus « enthousiastes » (40%), les jeunes de 18 à 24 ans (46%) et les cadres (43%). Et pas moins de 49% de ceux qui ont déjà testé... D'autant que les Français déclarent se sentir « mieux informés » sur le prix et l'offre de véhicules électriques disponible (respectivement +3 et +4 points en deux ans). A l'inverse, on pêche encore sur la manière de recharger une voiture électrique ou les aides à l'achat disponibles. « L'information et l'accompagnement pédagogique restent aujourd'hui encore des leviers importants à développer », constatent ainsi l'Avere et Mobivia.

Côté freins, subsistent l'autonomie limitée (pour 52% des Français), ou encore le prix à l'achat (41%). Les attentes demeurent fortes, avec 73% de Français qui « souhaiteraient que leurs municipalités remplacent leur parc de bus thermiques par des modèles électriques » ou 71% qui aimeraient « qu'elles développent les infrastructures de recharge dans les rues ».

A l'arrivée, selon les auteurs du sondage, celui-ci démontre « les efforts considérables qui restent à déployer sur deux axes : la communication sur les solutions de recharge qui sont déjà présentes sur le territoire et le dispositif d'aides publiques à l'achat ou à l'usage mises en place au niveau national ou niveau local ».

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