Professions libérales: Macron compte trouver "des solutions concertées dans les prochaines semaines"

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Le gouvernement trouvera avec les professionnels libéraux "des solutions concertées", "dans les prochaines semaines". C'est ce que leur promet mardi le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, afin d'aboutir à une réforme qu'il estime aussi "possible" que "souhaitable".
Le gouvernement tente ainsi de rassurer ces professionnels qui sont en grève ce mardi. Ils ont massivement répondu à l'appel pour une "journée sans professionnels libéraux" lancé par l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) et manifesté dans toute la France contre le projet gouvernemental de réforme des professions réglementées. Les pharmaciens sont à la pointe de la mobilisation.
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En marge d'une visite au siège parisien du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, le ministre a déclaré:
"C'est notre volonté", a-t-il néanmoins souligné à propos de la réforme envisagée, qui est à ses yeux notamment nécessaire "pour que vous puissiez payer au bon prix certains produits et certains actes, qui aujourd'hui ne le sont pas". Elle devrait également permettre aux "professionnels dans certains secteurs" de "mieux s'organiser entre eux (...) et mieux faire face à la concurrence internationale. Penser qu'on peut vivre sans internet demain, y compris pour ces professions, ne sera pas vrai", a souligné le ministre.
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Cependant, selon Emmanuel Macron, "beaucoup de gens aujourd'hui sont en grève parce qu'on ne leur a pas dit la vérité ou qu'on a agité des fantasmes" et l'inquiétude "manifeste (...) repose sur des malentendus".
Parmi les mesures qui fâchent, il y a en effet l'ouverture du capital des sociétés d'exercice libéral (SEL) à des non-professionnels, qualifiée par le président de l'UNAPL, Michel Chassang, d'"inacceptable".
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Mais Emmanuel Macron, qui a repoussé la réforme initiée par l'ancien ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg à 2015 et assuré qu'elle serait limitée à de "petits déblocages", insiste:
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Pourtant, mardi, selon le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, "87% de pharmacies" étaient fermées. D'autres professions médicales (dentistes, kinésithérapeutes, médecins), mais aussi juridiques (avocats, huissiers, notaires) ont participé à cette journée d'action.
Les notaires et les huissiers avaient déjà manifesté à Paris à la mi-septembre.
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